Seyni Nafo : «Beaucoup reste à faire concernant les engagments de Paris »

Seyni Nafo, président du groupe des négociateurs africains au Cop 22, ambassadeur et conseiller du président malien Ibrahim Boubacar Keyta

L’OVSEO (Observatoire des valeurs sociétales et éthiques des organisations) en partenariat avec RS Consulting, RDE, VivAfrik, PME Infos et Financial Afrik, a organisé vendredi, une conférence de restitution de la COP22. Des points comme l’établissement d’une feuille de route pour l’application des accords du Cop 21, le soutien aux pays africains dans leurs projets de lutte contre les réchauffements climatiques et un financement adéquat à l’adaptation aux changements climatiques sont soulevés par le conférencier, Seyni Nafo.

 

La Conférence des parties (COP22), qui a regroupé 196 pays plus l’Union africaine, a eu pour objectif de négocier un accord global: «Les pays développés aident les pays en développement». Et, dans cette rencontre, le président du groupe des négociateurs africains a souligné que «l’Afrique avait trois (3) objectifs à relever».

«D’abord, il s’agissait de se mettre d’accord sur une feuille de route pour élaborer les modalités, procédures et décrets d’application de la Cop21. Ensuite, il était question d’amplifier l’action et enfin prioriser l’adaptation», a listé Sény Nafo.

Avant de rappelé que: «La 21ième conférence des parties (COP21), organisée par les Nations Unies sur les changements climatiques (COP21) à Paris (France), a permis à 53 pays africains sur 54 de présenter leur plan de lutte contre le réchauffement climatique».

Pour renforcer cette opportunité, a-t-il indiqué: «Les participants de la COP22 ont lancé un grand partenariat entre pays développés et pays en développement pour pouvoir assister les autres régions dans la montée en puissance en terme de capacité».

Sur ce, «l’Afrique avait deux (2) grandes initiatives: Le développement et l’adaptation», a avancé le président du groupe des négociateurs africains.

Pour Sény Nafo, «l’adaptation, c’est gérer les impacts d’échappement climatique». Mais «sur le total du financement climat au niveau mondial, l’Afrique n’a reçu que moins de vingt pourcent (-20%)», a déploré le président des négociateurs africains», a-t-il déploré.

A l’en croire, l’Afrique avait voulu que l’adaptation soit priorisée en ce sens un engagement de doubler la part de l’adaptation dans la mobilisation de ces financements a été pris à Marrakech.

Selon lui, «le fond vert climat a connu un financement d’un montant de 10 milliards de dollars et  l’Afrique, y a un portefeuille de 4 milliards 300 millions de F CFA». «Pour l’Afrique, l’intégration du climat et la planification de développement ne sont ni un effet de mode ni un luxe; soit on le fait maintenant de manière assez sérieuse, soit dans cinq (5) ou dix (10) ans, on va subir ses impacts. Donc, on n’a pas le choix», a conclu le président du groupe des négociateurs africains.

A propos de l’OVSEO

L’OVSEO est une association de veille stratégique proactive sur la responsabilité sociale des entreprises (RSE) et des organisations (RSO), mais également des processus tels que la transition énergétique, et les changements climatiques.   Basé à Dakar (Sénégal), l’OVSEO vise à promouvoir auprès des entreprises et organisations, l’adoption et la mise en œuvre des bonnes pratiques en matière de développement durable en Afrique en prenant en compte le contexte local.

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