OMC. Négociations sur un accord plurilatéral en matière de biens environnementaux

Les ministres de seize pays, dont les États-Unis, la Chine, l’UE et le Japon, se retrouvent ce week-end au siège de l’OMC à Genève pour tenter d’arracher un accord plurilatéral sur les biens dits environnementaux (EGA).

Ces discussions, confrontées à des divergences sur la liste des produits en question, doivent contribuer au développement durable par l’élimination des tarifs et des obstacles non tarifaires sur les biens et les services « verts ».

Les produits ciblés sont par exemple des systèmes de gestion des eaux, des filtres à air ou encore du matériel pour des panneaux solaires. L’EGA est négocié sur le même modèle que l’accord sur les technologies de l’information (ITA) signé en décembre 1996 lors de la Conférence ministérielle de l’OMC à Singapour.

Le commerce mondial dans le secteur environnemental totalise près de 1.500 milliard de dollars, d’après les estimations de l’Organisation mondiale du commerce. Les pays impliqués dans les négociations de Genève souhaitent obtenir notamment un arrangement sur les seuils de parts de marché et la liste des produits.

Si un compromis est trouvé, il faudra encore adopter en 2017 une liste des tarifs, a précisé vendredi une porte-parole de l’OMC devant la presse.

Prennent part également à ces négociations, entamées il y a un peu plus de deux ans, l’Australie, le Canada, la Corée, Singapour et la Turquie avec pour objectif de supprimer les droits de douane de plusieurs centaines de produits environnementaux.

En cas de finalisation de l’accord sur les biens environnementaux, ses avantages seront élargis à l’ensemble des membres de l’organisation, conformément aux règles du gendarme du commerce mondial.

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