IRENA : Les énergies renouvelables, moins chères que les combustibles fossiles

Francesco La Camera
Francesco La Camera, le directeur général de l’IRENA.

Dans un rapport, l’Agence internationale de l’énergie renouvelable (IRENA) compare les prix et performances des énergies renouvelables à ceux des combustibles fossiles. Les résultats de 2020 considèrent les énergies renouvelables comme une nouvelle alternative plus intéressante et moins en moins chères.

Plus de la moitié de la capacité de production d’énergie renouvelable ajoutée l’an dernier était moins chère que toute autre option offerte du côté des carburants fossiles. Et ce qu’il y a de plus beau, c’est que la diminution rapide des prix de l’énergie solaire et éolienne n’est pas près de s’arrêter et qu’il y a là une occasion en or de stimuler l’économie tout en faisant du bien à l’environnement.

Selon le rapport le coût de la production d’énergie renouvelable en 2020 livré par l’IRENA. Ainsi, le prix du solaire thermique à concentration (CSP) a baissé de 16 %, suivi par celui de l’éolien terrestre de (-13 %), de l’éolien offshore (-9 %) ainsi que du solaire photovoltaïque (-7 %). En dix ans, ces énergies renouvelables auraient donc respectivement baissé en coût d’électricité de -68 %, de -56 %, de -48 % et de -85 %.

« Nous avons atteint un tournant important dans la transition énergétique. Tant sur le plan environnemental qu’économique, les arguments en faveur de l’installation de nouvelles centrales au charbon ou du maintien de celles qui existantes sont injustifiables », a déclaré dans un communiqué le directeur général de l’IRENA, Francesco La Camera.

Aujourd’hui, le prix du solaire photovoltaïque et de l’éolien terrestre reste continuellement plus bas que les nouvelles options charbon les moins chères, avec des prix d’enchères de 1,1 à 0,03 USD/kWh.

L’IRENA en profite pour s’attaquer au « mythe » tenace voulant que le succès des énergies renouvelables tienne à de juteuses subventions des gouvernements. En réalité, sur les 634 milliards versés en subventions directes au secteur de l’énergie en 2017, seulement 20 % sont allés aux énergies renouvelables, contre 70 %, ou 447 milliards, aux carburants fossiles et 9 % aux biocarburants et au nucléaire. En fait, si l’on tenait compte de l’ensemble des coûts (externalités) que les collectivités assument à la place du secteur des énergies fossiles, il faudrait même parler de « subventions » supérieures à 3000 milliards.

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