
L’agence européenne de l’environnement vient de rendre public le rapport annuel sur les émissions de CO2 des constructeurs, sur leurs objectifs à atteindre et sur les écarts qui existent en réalité et chiffre à atteindre. Les marques françaises sont dans la bonne moyenne, Ferrari et Aston Martin sont les deux marques qui paieront des pénalités.
Le dernier rapport de l’Agence européenne pour l’environnement (EEA) porte sur l’année 2015 et les chiffres indiquent que la moyenne des émissions de CO2 du parc automobile était l’an dernier de 119,5 g/km, soit 3,1% de moins qu’en 2014 et 8% de moins que la limite de 130 g/km imposée par l’Europe. Avec une mention pour les trois meilleurs élèves du marché : Peugeot (104 g/km), Citroën et Renault (106 g/km chacun).
« Daimler est la plus grande déception de l’histoire en matière d’économie de carburant », titre le rapport de T&E. Les écarts chez le constructeur allemand atteignent en effet 54% en moyenne pour les véhicules de sa marque Mercedes et 48% pour ceux de sa marque Smart. Les écarts sont également très importants chez Audi (49%), Volvo (47%), Mini (45%) et Peugeot (45%).
En conséquence, l’EAA souligne qu’Aston Martin et Ferrari vont devoir « payer des primes sur les émissions excédentaires ». Des amendes dont le montant est directement calculé par la Commission européenne. Bruxelles réclame 410.760 euros à Ferrari. Les voitures vendues par le constructeur italien ayant émis 299,45 grammes de CO2 par kilomètre alors que la marque s’était engagée à ce que ses modèles n’émettent pas plus de 295 grammes de CO2/km.
En ce qui concerne les bons élèves, nous retrouvons les marques françaises, avec une moyenne d’émissions de CO2 en 2015 qui est déjà proche de l’objectif de 2021. Ford, Opel ou encore BMW ont un taux de progression plus faible et doivent « fournir plus d’efforts » selon l’agence européenne de l’environnement.

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