
Le Maroc peut devenir l' »ingénieur en chef » du développement de l’Afrique en capitalisant sur les expériences qu’il a accumulées dans de nombreux domaines économiques, en particulier ceux liés aux énergies renouvelables, a affirmé, vendredi à Tanger, l’ancien ministre français de l’Environnement, Brice Lalonde.
« Je suis extrêmement impressionné par les projets de développement lancés au Maroc. Ainsi, le Royaume est en train de tracer la voie pour l’Afrique et peut, à cet égard, devenir l’ingénieur en chef du développement du continent africain », a déclaré M. Lalonde à la MAP, en marge de sa participation à une session plénière sous le thème « De Marrakech a la COP23 : Concrétiser l’initiative Triple A et définir l’Agenda pré 2020 », organisée dans le cadre de la 9ème Forum international MEDays.
Dans ce cadre, le responsable français a assuré que la COP22, sous la présidence du Maroc, est une plateforme d’initiatives enthousiastes et de coalitions entre les acteurs étatiques et non-étatiques à la faveur des actions de la communauté internationale en vue de lutter contre les effets des changements climatiques, soulignant l’impératif de mettre en place de mécanismes concrets pour l’évaluation et le suivi de la mise en oeuvre des initiatives engagées.
« La vraie leçon donnée dans la COP22 c’est que les initiatives novatrices lancées étaient plus importantes que les négociations elles mêmes qui ont été couronnées juste par la ratification de l’Accord de Paris », a-t-il précisé, notant que ces initiatives audacieuses engagées doivent être soutenues et transformées en projets de développement à même d’inculquer aux générations futures les valeurs de solidarité et de respect de l’environnement.
Et pour atténuer les effets des changements climatiques, M. Lalonde a recommandé de changer les modes de consommation et de production qui nuisent à l’environnement, notant que chacun a un rôle à jouer dans la société pour accompagner les efforts internationaux en la matière.
Sur la question de financement, Il a assuré que la mobilisation des fonds nécessaires pour la mise en oeuvre de projets écologiques passe par la promotion du développement des pays et la mise en place de procédures législatives favorisant ce type d’investissement, notant que l’implication du secteur privé s’avère indispensable pour soutenir cette cause mondiale.

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