
Plusieurs espèces animales sont en voie d’extinction au Maroc. Certaines ont déjà disparu, notamment le lion de l’Atlas, aperçu pour la dernière fois en 1930, et l’aigle impérial, éteint entre 1960 et 1980 nous rapporte notre confrère média 24.
Dans la catégorie des mammifères, « six espèces, toutes de grande taille, ont disparu du Maroc, entre 1925 et 1956 ». Il s’agit de quatre ongulés (l’oryx algazelle, l’addax, la gazelle leptocère et le bubale) et deux carnivores (le lion de l’Atlas et le serval), nous a expliqué dans un article précédent Zouhair Amhaouch, chef de la division des Parcs et réserves naturelles au sein du Haut commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification.
D’autres espèces sont menacées de disparition. Il s’agit du porc-épic, de la hyène rayée, de la gazelle dama, du phoque moine, du lynx caracal, du chat sauvage, du ratel et de l’écureuil du Sénégal.
Chez les oiseaux, au moins une dizaine d’espèces nidificatrices ont disparu depuis le début du XXe siècle. Les extinctions les plus récentes concernent l’autruche à cou rouge (1960 – 1980), l’érismature à tête blanche (probablement à la fin des années 1950), la pintade sauvage (vers 1975), l’aigle impérial (1960 – 1980), la grue demoiselle (vers 1985), le vautour oricou (1955 – 1970), le vautour moine (1950 – 1975) et la guifette moustac (1950 – 1960).
Une trentaine d’autres espèces d’oiseaux sont aujourd’hui menacées d’extinction. Les plus remarquables en sont: l’ibis chauve, le vautour fauve, la grande outarde, l’outarde houbara et le cormoran huppé.
D’après les spécialistes, deux espèces de reptiles, spectaculaires et recherchées par les herpétologues et les terrariophiles, sont au bord de l’extinction dans la plaine du Souss et ont déjà disparu de plusieurs autres régions.
Le crocodile du Nil est la seule espèce de reptiles qui est considérée comme définitivement éteinte au Maroc. Il se trouvait encore dans les années 1930, dans certaines gueltas du bas Drâa.
Parmi les causes de l’extinction des espèces, la pression faite sur leur habitat naturel (exploitation forestière, incendies, défrichement à des fins agricoles, et surpâturage du bétail), le braconnage, ou encore le trafic d’espèces menacées.

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