Vidéos. Célébration de la Journée Mondiale de Lutte Contre la Désertification et la Sècheresse sous le slogan : « Construisons l’avenir ensemble »

Célébration de la Journée Mondiale de Lutte Contre la Désertification et la Sècheresse
Célébration de la Journée Mondiale de Lutte Contre la Désertification et la Sècheresse


Le Haut-Commissariat aux Eaux et Forêts et à la Lutte Contre la Désertification, point focal de la Convention, a célébré la journée Mondiale de Lutte Contre la Désertification et la Sècheresse (JMLCDS) le  lundi 24 Juin 2019 à Rabat à travers l’organisation d’une table ronde de haut niveau sous le thème « 25 ans de mise en œuvre de la Convention et au-delà »  .
       Cet évènement, ouvert par Dr. Abdeladim LHAFI le Haut-Commissaire aux Eaux et Forêts et à la Lutte Contre la Désertification et le Président de l’Observatoire du Sahara et du Sahel, a réuni des experts renommés dans le domaine de la gestion des ressources naturelles, des scientifiques éminents et des représentants d’organismes internationaux, et s’est tenu en ouverture des travaux de la célébration pour dresser le bilan des réalisations du Maroc 25 ans après la ratification de la convention des nations unies pour la lutte contre la désertification, et pour décrire les enjeux du développement durable dans le nouveau modèle de développement du pays.  


lundi 24 juin 2019 à Rabat

« Construisons l’avenir ensemble » tel est le slogan choisi cette année par la communauté internationale pour célébrer la Journée Mondiale de Lutte Contre la Désertification la Sècheresse, commémorée chaque année le 17 juin.

Au Maroc, le Haut-Commissariat aux Eaux et Forêts et à la Lutte Contre la Désertification, point focal de la Convention, a célébré cette journée le  lundi 24 Juin 2019 à travers l’organisation d’une table ronde de haut niveau à Rabat sous le thème « 25 ans de mise en œuvre de la Convention et au-delà »  

Cet évènement, qui a réuni des experts  renommés dans le domaine de la gestion des ressources naturelles, des scientifiques éminents et des représentants d’organismes internationaux, s’est tenu en ouverture des travaux de la célébration pour dresser le bilan des réalisations du Maroc 25 ans après la ratification de la convention des nations unies pour la lutte contre la désertification, et pour décrire les enjeux du développement durable dans le nouveau modèle de développement du pays.  

La table ronde a réuni monsieur Abdellah LAOUINA, Professeur de géographie à l’Université Mohammed V de Rabat, Monsieur Reda CHAMI, Président du Conseil Economique, Social et Environnemental, Monsieur Michael GAJO le Représentant de la GIZ au Maroc, Monsieur Mohamed TOZI, Sociologue et professeur en Science Politique à l’université Hassan II de Casablanca et Professeur Moulay Mustapha ENNAJI, enseignant chercheur, historien à la Faculté des Sciences et Techniques de Mohammedia et Dr. Abdeladim LHAFI, Haut-Commissaire aux Eaux et Forêts et à la Lutte contre la Désertification et le Président de l’Observatoire du Sahara et du Sahel.

Ce panel de haut niveau a relevé les limites des modèles de développement, basés sur une conception illimitée des ressources, se caractérisant notamment par la surexploitation, voire la destruction – parfois irréversible – du capital écologique. 

Les panélistes ont débattu de la refonte des modèles de développement, afin qu’ils soient écologiquement soutenables et socialement justes, notamment via l’émergence d’une économie créatrice de richesses et sobre en termes de ressources naturelles et d’énergie en plaçant l’aspect social au cœur du développement, dans une vision respectueuse des équilibres des écosystèmes naturels.

      L’économie Sociale et Solidaire   constitue une voie possible pour l’inclusion en lieu et place des aspects caritatifs en raison de son caractère inclusif et réducteur des inégalités. La finalité de ce mode de croissance est de permettre une utilisation responsable des ressources et de développer des filières équilibrées à travers le commerce équitable, la labélisation et l’exploitation certifiée et désirable des ressources.

Une attention particulière a été accordée aux ressources en eau, au sol et au couvert végétal qui constituent les éléments clefs des enjeux actuels et futurs, pour la recherche d’équilibre dans la limite qu’offre la résilience des écosystèmes.

           Un deuxième panel a été organisé dont l’’ordre du jour a été marqué par la mise en exergue de l’ancrage du Plan d’action national pour la lutte contre la désertification (PANLCD) au nouveau modèle de développement du pays qui s’est fixé, comme clé de voûte, le respect et la promotion des droits humains fondamentaux, entendus au sens le plus large, économique, social, culturel et environnemental, ainsi que la présentation des résultats d’un projet, cofinancé par le Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM) et le Haut-Commissariat aux Eaux et Forêts et à la Lutte Contre la Désertification (HCEFLCD) en partenariat avec L’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture ( FAO), se rapportant à la gestion durable des terres(GDT) mis en œuvre au niveau de la région de Sous-Massa

Le PANLCD, tel qu’il a été conçu, s’inscrit pleinement dans le nouveau modèle de développement prôné, eu égard à sa vision de durabilité écologique, d’équité sociale et son positionnement à la hauteur des exigences constitutionnelles et des engagements solennellement pris par notre pays en faveur de la protection de l’environnement et du développement inclusif et durable, tout en répondant aux prérequis de la régionalisation avancée.

Le PANLCD préconise une vision et des processus qui sont plus participatifs, plus inclusifs et adossés à une gouvernance responsable. L’événement a connu une participation importante des parties prenantes et partenaires œuvrant dans le domaine de la gestion durable des terres (GDT) aux niveaux national, régional et international : Départements ministériels, Instituts de recherche, société civile, organisations régionales et internationales.


        Pour rappel, le Maroc signataire de ladite convention s’est investi considérablement depuis 1992 dans l’élaboration de plans d’actions rigoureux sur la base d’une meilleure connaissance de la dynamique des écosystèmes et leurs interactions avec l’Homme, et d’un diagnostic minutieux des impacts et des causes de dégradation des sols et des ressources naturelles d’une manière générale. Ces efforts ont été couronnés par l’élaboration du Programme d’Action National de Lutte Contre la Désertification en 2001, devenu depuis l’axe fédérateur de l’ensemble des stratégies sectorielles et transversales en matière de lutte contre la désertification (LCD). L’actualisation du PANLCD en 2013, ayant capitalisé sur les acquis, a considérablement impulsé la LCD moyennant des outils de prise de décision novateurs par la production de critères et indices objectifs et mesurables pour se prononcer sur l’efficience des actions entreprises en matière de la LCD ; ainsi que l’identification de 8 écorégions homogènes avec des atouts, des contraintes, des potentiels et des fragilités spécifiques à chacune d’elles.Le PANLCD a permis ainsi de tracer les lignes directrices d’un projet de développement intégré et durable, basé sur trois clés d’entrée : i) l’approche territoriale qui permet de construire des politiques publiques axées sur des territoires homogènes en termes de potentialités et de fragilités avec des indicateurs de suivi synthétiques et agrégés ii) l’intégration des actions sectorielles dans une vision globale qui permet d’atteindre une rentabilité économique associée au renouvellement des ressources naturelles iii) la définition et la gestion des risques avec une mise en place de plans d’adaptation pour une gestion proactive face à des phénomènes conjoncturels tels les menaces récurrentes et croissantes de feux de forêts, les vagues de chaleur, les migrations massives, les inondations, l’élévation du niveau de la mer et l’insécurité alimentaire et hydrique.. En termes de chiffres, les efforts de lutte contre désertification et de gestion durable des terres ont permis d’atteindre des résultats importants :La délimitation de 98% et l’homologation de 89% du domaine forestier dans le cadre du programme de sécurisation foncière. Soit 8 millions d’hectares et un taux de réalisation annuelle de 300.000 hectares, alors qu’il n’était que de 25.000 hectares avant 2005.La préservation des espaces forestiers, et la réhabilitation des écosystèmes dégradés par le reboisement des espèces autochtones sur une superficie de 730.000 hectares. La création de 38 Réserves naturelles et 154 sites d’intérêts biologiques et écologiques, couvrant une surface de 2,5 millions d’hectares, dotés de plans d’aménagement et de gestion.Le traitement biologique et mécanique des terres pour lutter contre   l’érosion, conserver les eaux et les sols et préserver la productivité des terres dans les zones rurales en amont des barrages sur une superficie de 850 000 hectares (gain de productivité estimés en moyenne à 250 Millions de DH par an). La création de 7 ceintures vertes et fixation mécanique et biologique des dunes de littoral et continentales, sur une superficie de 40 050 hectares ; actions dont les impacts permettent de protéger bon nombre d’agglomérations, des palmeraies et écosystèmes oasiens, et également des infrastructures hydroagricoles et routières.L’instauration d’un dispositif opérationnel de protection des forêts, d’alerte précoce et de gestion des risques climatiques forestiers, qui a permis de réduire de 25% la superficie incendiée.   Dans ce sens, le programme régulier de Reboisement que mène annuellement le HCEFLCD a permis de passer de -1% du couvert forestier entre 1990 et 2000 à +2% entre 2000 et 2010. Cela représente environ un solde positif de 300.000 hectares. Selon les rapports de la FAO sur l’évolution des forêts dans le monde, le Maroc est compté parmi les 25 pays ayant renversé la tendance de dégradation de leurs écosystèmes forestiers.

A propos Houcine ABENKCER 1051 Articles
Cofondateur et rédacteur en chef du journal électronique LeVert.ma

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