
À l’approche de la saison pluviale, la Société régionale multiservices (SRM) Casablanca-Settat renforce son dispositif de prévention contre les risques de débordement des réseaux d’assainissement. Entre septembre 2025 et fin août 2026, plus de 3 167 km de réseaux ont été curés et environ 38 200 tonnes de déchets retirées. La société annonce également la mobilisation de 685 personnes et de 203 équipements d’intervention, alors que plusieurs ouvrages et points sensibles font l’objet d’opérations de maintenance.
Plus de 3 167 km de réseaux curés en un an
La préparation à la saison des pluies repose sur un programme d’entretien préventif des réseaux et des ouvrages d’assainissement liquide déployé tout au long de l’année par la SRM Casablanca-Settat. À l’approche des précipitations, ces opérations sont intensifiées afin de faciliter l’écoulement des eaux pluviales et de limiter les risques de débordement.
Entre septembre 2025 et fin août 2026, les équipes de la société ont procédé au curage hydraulique de plus de 3 167 km de réseaux d’assainissement, soit environ 25 % du linéaire régional. La SRM indique qu’au démarrage de ses activités, en 2024, le taux de curage était de 6 %. Elle prévoit de maintenir un taux de 25 % chaque année.
Sur la même période, plus de 293 000 regards et ouvrages de collecte des eaux pluviales ont été nettoyés manuellement. Environ 38 200 tonnes de déchets ont également été extraites des réseaux, un volume que la société compare à la charge de plus de 1 300 semi-remorques.
À ces opérations s’ajoutent plus de 70 campagnes groupées de curage hydraulique organisées par bassin versant. Cette approche vise à coordonner les interventions à l’échelle des zones de collecte des eaux, plutôt qu’à traiter uniquement les points obstrués de manière isolée.
Une accélération des opérations depuis avril 2026
L’intensification du programme est particulièrement visible sur les cinq mois allant d’avril à fin août 2026. Durant cette période, les équipes ont curé plus de 1 351 km de réseaux, nettoyé plus de 119 000 regards et ouvrages et évacué près de 16 800 tonnes de déchets.
Plus de 36 campagnes collectives de curage ont également été menées par bassin versant.
Ces opérations sont réparties entre les différentes directions préfectorales et provinciales de la SRM Casablanca-Settat : Casa-Anfa-El Fida, Aïn Sebaâ–Hay Mohammadi, Aïn Chock-Hay Hassani, Ben M’Sick–Sidi Othmane, Mohammedia, Nouaceur, Médiouna, Benslimane, Berrechid, El Jadida, Sidi Bennour et Settat.
L’ampleur des interventions illustre l’importance de l’entretien des infrastructures d’assainissement à l’approche des épisodes pluvieux. Elle ne suffit toutefois pas, à elle seule, à établir le niveau de protection effectif contre les inondations : celui-ci dépend également de l’état des ouvrages, de leur capacité hydraulique, de l’intensité des précipitations et du traitement des zones les plus exposées.
36 points noirs traités et 168 exutoires surveillés
Au-delà du curage des canalisations, la SRM indique avoir traité 36 points noirs grâce à des projets structurants et à des interventions ciblées sur le réseau.
Le programme comprend également plus de 134 opérations d’entretien et de nettoyage des bassins d’orage. Ces ouvrages permettent de recueillir temporairement les eaux pluviales afin de contribuer à leur gestion lors des épisodes de fortes précipitations.
Par ailleurs, 20 ouvrages stratégiques, comprenant notamment des stations de pompage et des trémies, ont fait l’objet d’inspections et de travaux de maintenance. La société assure également le nettoyage et la surveillance continus de 168 exutoires d’eaux pluviales, par lesquels les eaux sont évacuées vers leur milieu récepteur.
La disponibilité de ces équipements est un élément important du fonctionnement du système d’assainissement. Leur entretien vise à réduire les risques d’obstruction et à préserver les capacités d’évacuation, notamment lorsque les précipitations sollicitent fortement les réseaux.

Les stations de pompage au centre du dispositif
Les stations de pompage font elles aussi l’objet d’interventions régulières. Sur la période de cinq mois allant d’avril à fin août 2026, la SRM fait état d’environ 1 800 interventions de curage hydraulique et manuel, de plus de 2 800 opérations de désobstruction des paniers dégrilleurs et de 536 opérations de désobstruction des pompes.
À cela s’ajoutent plus de 2 600 interventions de maintenance portant sur les équipements électriques, les automatismes et les installations électromécaniques.
Ces opérations ont permis d’évacuer environ 17 500 tonnes de déchets des stations de pompage en cinq mois, selon les données communiquées par la société.
Les paniers dégrilleurs servent notamment à retenir les déchets susceptibles d’entraver le fonctionnement des installations. Leur nettoyage, comme celui des pompes et des équipements associés, participe au maintien de la capacité opérationnelle des stations.
685 personnes et 203 équipements mobilisés
Pour la période pluviale, la SRM Casablanca-Settat annonce la mobilisation de 685 personnes, dont 476 collaborateurs de la société et 209 agents relevant de la sous-traitance.
Les effectifs comprennent 59 cadres spécialisés, 70 agents de maîtrise et 556 agents affectés aux interventions de terrain, à la maintenance et à la surveillance des points sensibles.
La société indique également avoir recruté 95 nouveaux agents qualifiés et dispensé 8 784 heures de formation afin de renforcer les équipes et de développer leurs compétences.
Le dispositif matériel repose sur 203 équipements d’intervention : 38 camions hydrocureurs, 13 mini-hydrocureuses, 61 pompes et motopompes, 21 groupes électrogènes, 20 plateformes de levage, 29 autres véhicules et 21 équipements complémentaires.
Le parc a été renforcé par l’acquisition de cinq hydrocureuses combinées à la fin de l’année 2025. En outre, 28 hydrocureuses combinées et 25 pompes à haut débit sont annoncées comme étant en cours de livraison.
Ces équipements doivent permettre d’accroître les capacités de curage, de pompage et d’intervention sur les secteurs nécessitant une prise en charge rapide.
Prévisions météorologiques et coordination des interventions
La préparation à la saison des pluies repose aussi sur l’anticipation des conditions météorologiques. Dans ce cadre, une convention conclue avec la Direction générale de la météorologie permet à la SRM de disposer de prévisions adaptées à ses besoins opérationnels.
Le suivi des précipitations est également assuré par un réseau de 27 pluviomètres répartis sur le territoire régional.
Sur le plan organisationnel, plusieurs structures sont mobilisées selon la nature et l’ampleur des événements. Le Centre de gestion des crises prend en charge les situations exceptionnelles à l’échelle centrale, tandis que des cellules de crise sont constituées au sein de chaque direction provinciale et préfectorale.
Le Bureau central de conduite (BCC) assure la supervision des réseaux et le pilotage à distance des principaux ouvrages. La Gestion coordonnée des opérations (GCO) intervient dans la programmation et l’affectation des équipes sur le terrain. Le Centre de relations clientèle (CRC) complète ce dispositif en assurant la communication avec les usagers.
Cette organisation vise à coordonner les interventions entre les structures techniques, les équipes opérationnelles et les services chargés des relations avec les clients.
La SRM affirme être prête à intervenir
Kamal Gragai, directeur Exploitation Assainissement Liquide à la SRM Casablanca-Settat, affirme que les moyens humains et matériels sont mobilisés pour couvrir les points sensibles et intervenir en cas de besoin.
« Aujourd’hui, tous nos moyens humains et matériels sont mobilisés et positionnés pour couvrir les points sensibles et intervenir en cas de besoin », déclare-t-il, en soulignant que le dispositif repose sur une organisation adaptée aux différentes situations et une coordination avec les autorités locales ainsi qu’avec les 12 directions provinciales et préfectorales.
La société présente ce programme comme un effort continu de prévention, renforcé à l’approche de la saison pluviale. L’efficacité du dispositif devra toutefois se mesurer aussi à sa capacité à maintenir les réseaux et les ouvrages opérationnels pendant les épisodes de pluie, en particulier dans les zones identifiées comme sensibles.
Au-delà des volumes de curage et des moyens mobilisés, la prévention des débordements dépend en effet de l’entretien régulier des infrastructures, de l’anticipation des précipitations et de la rapidité des interventions lorsque les capacités d’évacuation sont fortement sollicitées.

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