
La grande plaine de Chine du Nord, où vivent quelque 400 millions de personnes, pourrait se transformer en lieu extrêmement chaud lors de futures canicules si le réchauffement climatique continue au rythme actuel, préviennent des chercheurs.
La hausse des températures associée à une humidité élevée et aggravée par le système d’irrigation à grande échelle, pose une menace plus importante que n’importe où ailleurs sur la planète, sur les habitants de cette plaine agricole, indiquent-ils dans un communiqué.
Même si le monde réussit à ralentir le réchauffement, les vagues de chaleur dans la région pourraient, d’ici le milieu du XXIe siècle, dépasser les capacités de résistance du corps humain, d’après l’étude publiée cette semaine dans la revue Nature Communications.
« Cet endroit va devenir le pire pour les canicules mortelles », explique l’auteur principal, Elfatih Eltahir, du Massachusetts Institute of Technology (MIT).
Les chercheurs, utilisant des modèles climatiques pour prévoir les canicules en Chine, étudient deux scénarios: l’un où le changement climatique se poursuit au rythme actuel, l’autre où l’humanité parvient à le limiter à +3°C par rapport à l’ère pré-industrielle (un degré de plus que l’objectif de l’Accord de Paris sur le climat).
Dans les deux cas, le système d’irrigation de la plaine de Chine du Nord ajoute un demi-degré supplémentaire, font-ils savoir.
« L’irrigation aggrave l’impact du changement climatique », précise M.Eltahir. Sans mesures radicales contre les émissions de CO2, « la plaine de Chine du Nord va probablement vivre des vagues de chaleur mortelles, avec des températures « wet bulb » au delà du seuil de tolérance des paysans chinois », ajoute-t-il.
MAP


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