
L’Algérie a procédé, par décret présidentiel signé le jeudi 13 octobre 2016 par le président Abdelaziz Bouteflika, à la ratification de l’Accord de Paris sur le climat adopté fin 2015, à la 21e Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP21).
L’Algérie, qui avait « co-présidé le processus de la négociation internationale ayant conduit à l’adoption de cet Accord historique », était parmi les « premiers pays à le signer lors de la cérémonie de signature de haut niveau », tenue à New York le 22 avril dernier, sous l’égide du Secrétaire général des Nations Unies, en sa qualité de dépositaire de l’Accord.
Le soutien international fort et la mobilisation intense suscités par ce nouvel instrument multilatéral historique dédié au Climat ainsi que la promptitude, jamais égalée, avec laquelle il entrera en vigueur le 4 novembre prochain, témoignent de l’urgence à agir et reflète le consensus au sein de la communauté internationale à relever le défi climatique à travers une coopération mondiale solidaire.
L’Accord de Paris est marqué par son caractère universel et sa portée sur l’action étant donné que les pays développés et ceux en développement, en dépit de leur responsabilités communes mais différenciées dans le réchauffement climatique, sont désormais interpellés d’oeuvrer collectivement pour la stabilisation de la hausse de la température moyenne terrestre entre 2 et 1,5° C d’ici à la fin du siècle sur la base de leurs capacités respectives et de l’évolution de leurs circonstances nationales.
L’Algérie « demeure convaincue que la lutte contre le réchauffement climatique ne doit pas compromettre les efforts des Etats dans leur droit au développement et à l’éradication de la pauvreté. »
Bien que reconnue par les rapports scientifiques de la Convention onusienne comme l’un des pays les plus vulnérables aux effets adverses des changements climatiques et des moins pollueurs dans le monde, l’Algérie « poursuivra son engagement à l’effort global de réduction des gaz à effet de serre (GES) par une politique ambitieuse de transition énergétique axée sur le développement des énergies propres d’autant qu’elle recèle d’un potentiel énorme en sources d’énergies renouvelables »

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