
La ville de Marrakech a accueilli, du 26 au 28 novembre, la deuxième édition de l’Africa Transition Forum, un rendez-vous devenu incontournable pour les institutions engagées dans les transformations durables du continent. Organisé par l’Institut International de la Transition Durable en Afrique, en partenariat avec l’Université Cadi Ayyad, le ministère de la Transition énergétique et du Développement durable, le PNUD, le FAGACE et plusieurs acteurs nationaux et internationaux, l’événement a réuni un riche panel de décideurs, chercheurs, représentants du secteur privé, organisations régionales et jeunes innovateurs. Cette pluralité d’acteurs a permis de multiplier les regards sur les défis croissants auxquels sont confrontés les pays africains, dans un contexte où les transitions démographiques, urbaines et climatiques s’accélèrent.
Durant ces trois jours, les participants ont exploré les mutations structurelles qui façonnent l’avenir du continent, depuis la forte dynamique démographique et l’urbanisation rapide jusqu’aux impacts de l’urgence climatique et aux impératifs économiques et sociaux associés à l’adoption de modèles plus durables. Les débats ont mis en lumière la nécessité de politiques différenciées, adaptées aux réalités territoriales, et capables de renforcer la résilience des sociétés africaines. Ils ont également souligné l’importance de la recherche scientifique et de l’innovation, perçues comme des leviers décisifs pour concevoir des réponses nouvelles à des défis qui exigent à la fois créativité, rigueur et coopération régionale.

Un consensus s’est dégagé autour de l’idée que la transition du continent repose aussi sur l’intégration régionale, la mise en place de cadres de coopération plus structurés et le développement d’approches communes capables d’accélérer la transformation à l’échelle africaine. La jeunesse, omniprésente dans les discussions, a été considérée comme un pilier essentiel de ces trajectoires de changement, à condition de lui offrir des espaces d’expression, de formation et d’innovation où elle puisse contribuer pleinement aux dynamiques entrepreneuriales, scientifiques et techniques.
Les participants ont insisté sur la nécessité d’outiller les politiques publiques par des mécanismes robustes de suivi et d’évaluation afin d’assurer la mise en œuvre effective des recommandations et des engagements formulés lors du forum. Malgré la complexité des défis, un message d’optimisme s’est imposé : l’Afrique dispose d’un capital humain exceptionnel, de ressources naturelles considérables et d’une capacité d’adaptation qui peuvent faire de ses transitions un moteur de résilience et de développement durable.
En clôturant cette édition, l’Institut International de la Transition Durable en Afrique a annoncé l’organisation du prochain forum en 2026, réaffirmant sa volonté d’accompagner les transformations globales du continent. L’ATF entend ainsi rester une plateforme de référence pour stimuler les partenariats, encourager les solutions innovantes et consolider une vision partagée d’un avenir africain plus équitable, plus efficace et plus durable.

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