
Le Nicaragua a annoncé lundi avoir signé l’Accord de Paris sur le climat, qui vise à maintenir le réchauffement climatique au-dessous de 2 ° Celsius par rapport à la période préindustrielle.
L’accord est «l’unique instrument qui permet actuellement» d’unir les efforts de tous pour affronter le réchauffement de la planète, a souligné la vice-présidente du Nicaragua, Rosario Murillo, dans un communiqué. «Nous déclarons que le gouvernement de la République du Nicaragua adhère à (l’Accord de Paris) et s’engage à respecter fidèlement ses dispositions», a déclaré Mme Murillo.
Le pays d’Amérique centrale avait annoncé la semaine dernière qu’il allait rejoindre cet accord, son Président, Daniel Ortega, soulignant toutefois la fragilité de ce traité qui «ne comporte pas de mesures contraignantes». Après son retrait en juin, Washington, deuxième émetteur mondial de gaz à effet de serre après la Chine, se retrouve désormais isolé dans le dossier climatique, car avec lui seule la Syrie n’a pas rejoint le traité international signé en décembre 2015.
Le Nicaragua, qui avait refusé initialement de signer le traité, avait néanmoins «participé depuis à toutes les réunions liées à l’Accord de Paris» afin de trouver des solutions au problème climatique, selon le Président Ortega.
La communauté internationale s’était engagée, fin 2015 à Paris, à agir pour limiter la hausse de la température moyenne «bien en deçà de +2 °C», un seuil déjà synonyme de bouleversements à grande échelle, et «si possible à +1,5 °C» par rapport à l’ère industrielle.

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