
Après avoir décrété mardi le démantèlement des principales normes antipollution imposées par la Maison-Blanche sous Barack Obama, Trump laisse la Chine avec deux options. Soit faire de même, ce qui reviendrait à compromettre l’accord de Paris signé à l’issue de la COP21 en 2015, soit prendre clairement le leadership mondial de la lutte contre le réchauffement climatique. Ce serait d’autant plus justifié que les Chinois sont tout à la fois les plus gros émetteurs au monde de gaz à effet de serre et les premiers investisseurs dans les énergies renouvelables. Mercredi, le ministère chinois des Affaires étrangères a donné le ton : tous les signataires des accords de Paris doivent « respecter leurs engagements » et ce sera le cas de la Chine, « quelle que soit la décision de certains pays de changer de politique dans ce domaine ».
Dans l’attente de la décision finale de Trump sur l’accord de Paris
Donald Trump affirme pourtant qu’il n’a pas encore pris sa décision sur le respect de l’accord conclu à la COP21 et qu’il la rendra publique d’ici au sommet du G7 en Italie à la fin du mois de mai. Mais cette incertitude conjuguée à son volontarisme pour relancer l’industrie charbonnière par exemple risque de faire des émules. Jeudi, Vladimir Poutine a estimé « impossible » d’empêcher le réchauffement climatique et que l’essentiel était de s’y « adapter ».
L’inde un autre pays qui prend son envol
En Inde, en revanche, très affectée par la pollution atmosphérique dans les mégalopoles, la Cour suprême vient d’interdire la vente des voitures les plus polluantes, au grand dam des constructeurs, ce qui montre, comme aux Etats-Unis, la résistance des contre-pouvoirs. Selon l’ancien maire de New York, Michael Bloomberg, l’action des villes et des Etats fédérés ainsi que le comportement des consommateurs auront raison des décrets péremptoires de Donald Trump dont on aurait tort, selon lui, de « surestimer » l’efficacité.

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