
A partir de ce 1er septembre, la quasi-totalité des lampes halogènes sont interdites à la vente en Union Européenne. Une mesure qui se veut écologique et économique.
Le retrait de la quasi-totalité des lampes halogènes énergivores des marchés européens sera effectif à partir de ce samedi 1er septembre. Cette disposition est prévue par le règlement européen du 25 août 2015 sur l’éco-conception des lampes à usage domestique.
Six ans après la fin des lampes à incandescence, les commerçants n’ont plus le droit de vendre des lampes halogènes . La réglementation européenne interdit désormais la vente de ces modèles au profit des ampoules LED (diodes électroluminescentes) qui ont déjà conquis une large part du marché.
Les halogènes accumulent les défauts : elles consacrent entre 90 et 95 % de leur énergie à la transformation de chaleur et non à la production de lumière. Leur durée de vie est estimée à 2 000 heures, contre 8 000 pour les lampes fluocompactes (LFC) et 15 000 pour les LED (diodes électroluminescentes). Enfin, elles ne sont pas recyclables, contrairement aux deux autres types d’ampoules.
Cette interdiction survient après celle des lampes à incandescence classique en janvier 2013, et des ampoules halogènes les plus gourmandes en électricité en septembre 2016. Mais tous les halogènes ne sont pas encore proscrits : deux petits modèles, R7s et G9, bénéficient d’une exemption.
Les inquiétudes sur les LED subsistent
Mais toutes les inquiétudes sur la possible dangerosité des LED ne sont pas levées pour autant. En 2010, l’Agence de sécurité sanitaire (Anses) avait signalé dans un avis l’effet toxique de la lumière bleue émise par les LED, avec des recommandations pour la mise sur le marché. En juin, le comité scientifique de la Commission européenne pour la santé a appelé à « suivre attentivement » les effets à long terme de leur utilisation dans la population.

Laisser un commentaire