
Une délégation d’experts marocains a effectué une mission de reconnaissance du canal des Pangalanes à Madagascar, en survolant le site et en naviguant sur plus de 200 km de ce canal dans le cadre de la phase d’incubation du projet, a indiqué la société Marchica Med.
Le Maroc a ainsi entamé le projet de réhabilitation du canal des Pangalanes à travers cette mission de reconnaissance, conduite par le président du Directoire de Marchica Med, Saïd Zarrou.
La phase d’incubation de ce projet permettra l’identification des vocations des différents sites traversés par le canal des Pangalanes et leur mise en cohérence à travers l’élaboration d’une vision intégrée, ainsi que la réalisation des études de faisabilité techniques, environnementales et sociales sommaires relatives à la réalisation du projet et de la restitution durable de la navigabilité du canal. Pour rappel, le canal des Pangalanes, dont le projet de valorisation et de sauvegarde a été validé lors de la dernière visite du Roi Mohammed VI à Madagascar, est l’une des plus longues voies navigables au monde.
Ce projet témoigne d’un transfert du modèle marocain et d’un partage d’expérience en termes d’aménagement territoriale durable, dans la mesure où la société marocaine est en charge également de deux autres projets phares. Le premier concerne la dépollution et l’aménagement de la lagune de Marchica à Nador, considérée comme l’une des plus grandes lagunes de la rive sud de la Méditerranée, tandis que le second porte sur la sauvegarde et la valorisation de la Baie de Cocody à Abidjan, projet né de la volonté commune de SM le Roi Mohammed VI et de SE le président, Alassane Ouattara. Ce projet inédit concerne la réhabilitation écologique, la construction d’infrastructures et le développement de différents programmes au profit des habitants de la capitale ivoirienne.
L’ensemble de ces expériences, qui consistent en la mise en place d’un modèle de développement territorial durable en Afrique, s’inscrivent dans le cadre de la vision royale qui prône une coopération Sud-Sud réussie et un modèle de co-développement renforçant le progrès à l’échelle continentale.

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