
Après l’annonce du président chilien annulant la tenue de la COP25 à Santiago au mois de décembre, l’ONU est à la recherche d’un plan B.
Le président chilien Sebastian Piñera a annoncé mercredi que le Chili, confronté à une grave crise sociale, n’organisera pas le sommet de l’Association des pays riverains du Pacifique (Apec), prévu le mois prochain, ni la COP25, la conférence des Nations unies sur le climat prévue en décembre.
« C’est une décision très difficile et la prendre nous cause beaucoup de douleur », a-t-il déclaré mercredi, depuis le palais présidentiel.
Un contexte qui ne semble pas propice pour accueillir les 25 000 invités, chefs d’État, ministres et représentants de la société civile confondus. Il ne reste que quelques semaines pour tout réorganiser.
L’annulation n’est pas sans conséquences non plus pour les jeunes participant à l’initiative « Sail to the COP » dont la jeune militante suédoise pour le climat Greta Thunberg une trentaine de jeunes Européens, dont les leaders du mouvement « Youth for Climate Belgique », Anuna de Wever et Adélaïde Charlier, sont partis début octobre des Pays-Bas pour un voyage en voilier jusqu’au Chili.
Trouver un nouveau pays d’accueil
Plusieurs options s’offrent à la Convention-cadre des Nations Unies sur le changement climatique, la CCNUCC, l’organisme qui encadre les COP. La première serait d’organiser la rencontre de décembre à Bonn, là où se trouve son siège.
La deuxième, organiser la COP25 en juin prochain, en couplant la conférence avec des négociations sur le climat déjà prévues à Bonn. Enfin, la dernière solution serait de changer de pays organisateur, un choix moins probable après les mois de travail déjà fournis par le Chili pour donner une orientation forte sur le climat.
Une COP espagnole ?
Cette solution pourrait être l’Espagne à Madrid. Une proposition en ce sens a été faite par le gouvernement de Pedro Sanchez. La CCNUCC va se réunir la semaine prochaine pour l’étudier.
Autre avantage d’une COP espagnole elle se tiendrait aux mêmes dates, du 2 au 13 décembre. Ce n’est pas anodin car cette COP s’insère dans une séquence. Après le sommet de New York en septembre, c’est en effet l’occasion de maintenir la pression sur les Etats pour qu’ils adoptent des mesures ambitieuses.
En ligne de mire, il y a la COP 26 de 2020 particulièrement importante car les Etats signataires de l’accord de paris doivent y présenter leurs plans pour réduire encore plus leurs émissions de gaz à effet de serre. Les engagements actuels conduisent en effet à un réchauffement planétaire de trois degrés.
Le Chili reste le président de la COP25
Pour Farhan Haq, porte-parole du secrétaire général de l’ONU, le Chili reste le président de la 25e Conférence des parties et la direction que le pays a pu donner ces derniers mois va perdurer. « La vraie question est de trouver un endroit convenable, et avec un peu de chance, on devrait en trouver un. Il y a eu des précédents où le pays organisateur n’est pas le même que le pays où se déroule la conférence. »
En 2017-2018 déjà, un pays organisateur n’avait pu recevoir les participants à la COP23, c’était les Fidji. Le pays avait été jugé trop inaccessible par de nombreux invités, et la conférence principale avait été organisée à Bonn.

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