
Des militants écologistes de Greenpeace sont intervenus ce vendredi l’assemblée générale de Total, pour réclamer l’interdiction des forages au large du Brésil et de la Guyane.
Les militants ont envahi l’assemblée générale des actionnaires, qui a été temporairement suspendue, peu après son démarrage. Plusieurs ont tenté de monter sur la tribune et quatre d’entre eux se sont suspendus avec des cordes au plafond du palais des congrès, où se tenait la réunion.
Ils portaient des banderoles sur lesquelles il était écrit « Sauvons le récif de l’Amazone » ou « Break free from oil » (libérons-nous du pétrole). Le tout au son d’une batucada endiablée, à tweeté Rémi Barroux, journaliste au Monde.
L’ONG réclame l’interdiction des forages au large du Brésil et de la Guyane, où se trouve selon elle un récif corallien unique.
L’Institut brésilien pour l’environnement (Ibama) avait demandé mardi à Total de revoir sa copie pour son projet à l’embouchure du fleuve Amazone, considérant les études d’impact environnemental « insuffisantes ».
Une militante est montée à la tribune pour s’exprimer à l’invitation du PDG de Total, Patrick Pouyanné. « Nous avons un message fort à faire passer », a-t-elle déclaré dans le vacarme et une certaine confusion.
Après une quarantaine de minutes d’interruption, Patrick Pouyanné a repris l’ordre du jour et commencé à prononcer son discours alors que les militants étaient toujours présents et continuaient à faire du bruit.
L’ONG avait envoyé une équipe scientifique à bord d’un bateau et indiqué à la mi-avril avoir découvert dans l’embouchure de l’Amazone « la présence d’une formation récifale composée de rhodolithes à l’endroit même où Total envisage de forer des puits d’exploration pétrolière ».

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