Journée mondiale de l’eau : l’OCP mobilise 3,5 milliards de dirhams pour l’économie des ressources hydriques

C’est lors de la la Journée mondiale de l’eau célébrée hier par la communauté internationale que le groupe OCP a dévoilé ses ambitions en matière d’économie circulaire dont l’un des axes porte sur l’économie des ressources hydriques.

Dans ce sens, Hanane Morchid, responsable du programme «Économie circulaire» affirme que L’OCP consomme moins de 0,3% de l’eau disponible au Maroc. « Nous ambitionnons de parvenir à satisfaire nos besoins à 100% à partir des eaux non conventionnelles dans les dix prochaines années », assure Mme Morchid dans les colonnes de notre confrère Le Matin.

Pour ce programme, le groupe a mobilisé 3,5 milliards de dirhams
Pour parvenir à ce taux de 100%, l’action du premier exportateur mondial de phosphates commence à l’amont et s’étend à toute la chaîne de valeur en ayant recours aux ressources hydriques non conventionnelles qui couvrent actuellement 30% des besoins en eau du groupe. En plus de la réutilisation des eaux usées après traitement, l’OCP dispose actuellement de trois usines de dessalement d’eau de mer. Créée en 2006 pour un investissement compris entre 30 et 40 millions de dirhams, l’usine de Laâyoune fournit 11,2 million de mètres cubes d’eau dessalée par an. Une nouvelle usine, qui entrera en production dans les quatre prochaines années, fournira 7 millions de mètres cubes d’eau dessalée pour un investissement de 250 millions de dirhams. À Jorf Lasfar, la première usine mise en service en 2016 a nécessité une enveloppe de 800 millions de dirhams pour une production estimée à 25 millions de mètres cubes. À ce volume, il faut ajouter les 15 millions de mètres cubes prévus par l’extension. 
Le programme «Économie circulaire» du groupe OCP s’appuie également sur deux autres piliers que sont la production durable et la consommation raisonnée. Des procédés industriels, notamment la récupération de la vapeur lors du traitement des phosphates, permettant au groupe de produire 70% de l’électricité nécessaire à ses activités industrielles multipliées par un facteur de 1,5 ces dix dernières années, sont ainsi déployés. La production d’engrais ayant été triplée. «Là aussi l’objectif est d’arriver à 100% de l’électricité cogénérée», assure Hanane Morchid. Enfin et pour la réhabilitation des anciens sites miniers, le groupe phosphatier a planté 4,5 millions d’arbres. 

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