JO Paris 2024 – Quel était le PARI GAGNANT du comité de candidature ?

JO Paris 2024
JO Paris 2024

Après trois candidatures parisiennes malheureuses pour l’organisation des jeux olympiques, Paris a enfin été désignée par le comité international olympique (CIO), le 13 septembre dernier au Pérou, pour abriter les JO 2024. Ce verdict rend hommage à la capitale française qui a accueilli, il y a 100 ans de cela, la huitième édition des Olympiades de l’ère moderne. L’heure actuelle est à la célébration de la mission accomplie par le comité de candidature. Ce dernier a réussi à séduire le CIO en recentrant le dossier parisien sur le respect de l’environnement et le développement durable. En effet, le CIO a complétement révolutionné dernièrement ses critères d’attribution des JO en favorisant les candidatures durables, par crainte de ne plus avoir de candidats vu les budgets faramineux des derniers JO.

Le co-président du comité de candidature, Tony ESTANGUET triple champion olympique de canoë monoplace, a annoncé en 2015 lors de la présentation du projet Paris 2024 à la COP 21 que le développement durable n’est pas seulement un objectif transverse, mais plutôt l’axe capital sur lequel s’est construite la candidature parisienne. Un rêve porté par des femmes et des hommes, des athlètes et des sponsors, des élus et des citoyens pour organiser les JO 2024 dans un esprit sportif sein et dans un cadre écologique, responsable et citoyen.

En réalité, il ne faut pas voir Paris 2024 comme une organisation classique d’un rendez-vous sportif mondial. Mais plutôt une nouvelle vision innovante qui bénéficie de l’organisation d’un évènement de grande envergure pour transformer d’une manière durable et apparente toute la région Ile-De-France. A titre d’exemple, la maire de Paris, Anne Hidalgo, a pris l’engagement fou d’organiser le triathlon dans la Seine, avec un départ de l’épreuve de natation sous la Tour Eiffel. Ce fleuve, connu mondialement pour son niveau de pollution élevé, sera propre et ouvert à baignade à l’issue des JO. Cet héritage durable profiterait alors à l’ensemble des franciliens. « C’est un rêve, quelque chose que l’on porte depuis longtemps. Avec les JO, ça va être possible ! C’est un accélérateur extraordinaire en matière d’environnement », avait déclaré Mme Hidalgo en mai dernier.

D’autre part, le village olympique et paralympique gigantesque Pleyel – Bords, avec une capacité d’accueil de 15 000 athlètes, sera légué aux populations franciliennes et aux collectivités. En effet, il constituera la base de création d’un nouveau quartier Next Generation et écoresponsable avec plus de 3 500 logements. Il s’inscrira complètement dans la transformation globale du département de Seine-Saint-Denis.

De même, le village Pleyel-Bords bénéficie d’une position stratégique, il se situe de moins de deux kilomètres des deux principaux sites de compétition des Jeux, à savoir le Stade de France et le futur centre aquatique de Saint-Denis. Ainsi, 85% des athlètes auront un temps de trajet inférieur à 25 minutes pour rallier leur site de compétition. Cette réduction des déplacements des athlètes aura des retombées positives sur l’empreinte carbone de l’évènement et permettra de limiter les émissions de gaz à effet de serre.

Le village Pleyel-Bords
Le village Pleyel-Bords

Après l’accord de Paris, la capitale française nous donne l’exemple encore une fois avec une initiative innovatrice en termes d’organisation d’évènement sportif durable. Serait-elle une belle inspiration pour l’organisation des prochains rendez-vous sportifs ? Je pose cette question tout en mettant devant mes yeux la potentielle organisation marocaine de la coupe du monde 2026. Serions-nous au rendez-vous… ?

A propos Rahif SADELLAH 95 Articles
Cofondateur et Journaliste LeVert.ma .

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