Inédit : Un poisson qui peut vivre hors de l’eau fait trembler les États-unis

Inédit : Un poisson qui peut vivre hors de l’eau fait trembler les États-unis
Inédit : Un poisson qui peut vivre hors de l’eau fait trembler les États-unis

Le channidae ou tête-de-serpent a un pedigree qui sort de l’ordinaire. Ce poisson d’eau douce peut respirer sur la terre et ramper plus ou moins comme un serpent. Cette espèce invasive est apparue en Géorgie cette semaine mais son arrivée sur le territoire américain est loin d’être récente.

Une description qui a de quoi donner des cauchemars. « Je ne me serais jamais attendu à voir ça en Géorgie. Quand je l’ai vu, il était littéralement en train de percuter la souche d’un arbre. Je pouvais l’entendre inspirer une gorgée d’air ce qui est très bizarre je n’ai jamais entendu un poisson faire ça » témoigne le pêcheur qui l’a découvert, très surpris, mais surtout encore remué après sa rencontre avec la bête.

Il faut dire que la tête-de-serpent, ou channidae, a un pedigree qui sort de l’ordinaire. Ce poisson d’eau douce originaire d’Asie est reconnaissable par son corps long et allongé en forme cylindrique, sa peau visqueuse et sa large bouche bardée de petites dents. Mais ce qui alerte le plus, c’est sa capacité à respirer sur la terre et ramper plus ou moins comme un serpent.

Les têtes-de-serpent sont décrites comme être des prédateurs qui mangent des petits animaux, peut se déplacer en terre ferme, et vivre en dehors de l’eau pendant plusieurs jours… C’est bien pour cela que lorsque cette espèce invasive est apparue en Géorgie cette semaine, le département des Ressources naturelles géorgiennes a déclaré à la population qu’en cas de contact, il fallait tuer immédiatement l’animal.

Mais l’arrivée des têtes-de-serpent sur le territoire américain est loin d’être récente. Comme le rappelle le New York Times, ils sont originaires de Chine, où ils sont élevés dans des fermes pour être destinés à la consommation, ainsi qu’en Russie et Corée. Ils ont aussi été élevés en Arkansas jusqu’à son interdiction en 2002. L’espèce avait alors été classée comme invasive après son apparition dans un étang dans le Maryland cette année-là, ainsi que dans des marchés à Chinatown à New York et à Boston.

« Ces poissons ont l’air d’être tout droit sortis d’un mauvais film d’horreur », disait à l’époque la secrétaire de l’Intérieur Gale Norton, particulièrement virulente à ce sujet, qui proposait l’interdiction des têtes-de-serpent.

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