
Le géant de l’internet a déclaré que les énergies renouvelables étaient une option de plus en plus rentable, mais qu’il continuerait potentiellement à investir dans l’énergie nucléaire.
Les data centers et les bureaux de Google (ou travaillent plus de 60.000 employés) seront, dès l’année prochaine, complétement alimentés par les énergies renouvelables. Pour l’entreprise mondialement reconnue, cette étape est un moment historique. Et cela couvre donc les besoins en électricité de ses bureaux dans le monde, mais aussi et surtout de ses très gourmands centres de données informatiques. Pour parvenir à respecter cet engagement, Google achètera directement de l’électricité produite grâce à du solaire et de l’éolien et couvrant l’ensemble de sa consommation.
Google est déjà l’entreprise qui achète le plus d’énergie renouvelable au monde. En effet, en 2015 44 % de l’énergie achetée par la société provenait des fermes solaires et des parcs éoliens. Dorénavant, 100 % de cette énergie proviendra de ces mêmes fermes, ce qui n’empêchera pas Google de poursuivre ses investissements dans les énergies nucléaires. « Nous sommes convaincus que cette transition est positive pour le business. Il ne s’agit pas uniquement de se donner une image d’entreprise respectueuse de l’environnement. En effet, l’énergie renouvelable étant l’énergie la moins chère, cela nous permettra de verrouiller les coûts à long terme » explique Marc Oman, responsable de l’alimentation des 4 data centers de Google présents en Europe.
Si Google s’oriente ainsi vers le 100% énergie renouvelable, ce n’est pas seulement pas préoccupation pour l’environnement. Les économies réalisées sont aussi un moteur dans sa décision. Le coût de l’énergie éolienne a chuté de plus de 60%, ce qui explique pourquoi le géant a accéléré dans ce secteur.
« Les coûts de l’électricité sont l’une des plus importantes composantes de nos dépenses d’exploitation dans nos centres de données et un coût stable à long terme de l’énergie renouvelable offre une protection contre les fluctuations des prix de l’énergie » précise le vice-président de l’infrastructure technique de Google, Urs Hölzle.

Laisser un commentaire