
Une bonne majorité des plages marocaines pourra être fréquentée cet été en toute tranquillité. La qualité des eaux de baignade est au vert pour plus de 87% du royaume. C’est ce qui ressort des résultats du programme de surveillance de la qualité des eaux de baignade, édition 2020.
Pour cette édition, le classement de la qualité des eaux de baignade s’est basé sur le traitement statistique des résultats des 4 saisons balnéaires précédentes à savoir 2016 – 2019. Ainsi, les eaux de baignade sont classées selon la nouvelle norme susmentionnée, selon 4 catégories de qualité : « Excellente », « Bonne » et « Suffisante », qui sont conformes à la baignade et la catégorie « Insuffisante », non conforme à la baignade. En détail, 42,42% des stations sont d’une qualité excellente, 28,67% bonne et 16,59% de qualité suffisante. Alors que la qualité des eaux de baignades de 12,32% des stations est déclarée insuffisante.
Et les plages non conformes ?
52 plages sont déclarées non conformes à la baignade d’après le dernier rapport du département de l’Environnement sur les qualités d’eau de baignade. Une bonne majorité est située dans la zone Nord (Tanger-Téouan-Al Hoceima) avec 21 stations non conformes. Elle est suivie par les régions de Rabat et Casablanca avec 13 plages chacune.
Les principales causes de dégradation sont généralement dus à l’influence des rejets d’eaux usées et/ou la forte concentration des baigneurs, conjuguées à l’insuffisance des infrastructures d’hygiène et aussi aux changements climatiques et particulièrement en ce qui concerne les apports en eaux pluviales parfois polluées, qui rejoignent directement les plages par le biais des cours d’eau.
L’étape d’après « Pavillon Bleu »
Les données de surveillance issues de ce programme constituent également des sources d’information pour l’évaluation des dossiers des plages candidates à l’écolabel « Pavillon Bleu« , piloté par la Fondation Mohammed VI pour la protection de l’Environnement, dont le drapeau a été hissé, en 2019, sur les 21 plages
En 2020, 39 candidatures ont été déposées parmi les 102 plages inscrites dans le programme «Plages Propres» et dont le résultat d’examen des dossiers sera communiqué incessamment par la Fondation.
Quid de la qualité du sable
A partir de 2017, une surveillance est menée par le Département de l’Environnement et elle a concerné 45 plages en 2018, 53 plages en 2019 (22 sur la façade méditerranéenne et 31 sur la façade atlantique choisies selon des critères bien définis) et 60 plages sont programmées au cours de 2020.
Cette composante consiste à la réalisation des campagnes de prélèvement du sable pour analyses physico-chimiques (métaux lourds et hydrocarbures) et mycologiques (différents dermatophytes), selon les normes en vigueur. Ainsi que l’identification et la caractérisation des déchets marins des plages selon les procédures et méthodes établies par l’ONU Environnement/PAM.
Ainsi, cette surveillance a permis de constater que la qualité chimique du sable est généralement bonne, mis à part quelques traces de certains éléments métalliques qui ont été détectées sans dépasser les seuils de référence ; alors que la qualité mycologique, a révélé la présence de certains dermatophytes et champignons au niveau de certaines plages.
Quant aux déchets marins des plages concernées par la surveillance, ils se caractérisent par la prépondérance de la catégorie « Plastique/polystyrène », qui représente à elle seul un taux de 84% de la totalité des déchets marins au niveau national.


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