
La réduction des prés et prairies, l’extension des terres agricoles ainsi que de l’utilisation de pesticides conduisent à la disparition massive de nombreuses espèces vivant dans les campagnes dont les oiseaux.
La population d’oiseaux d’Amérique du Nord s’est effondrée d’un quart depuis 1970, soit près de trois milliards de volatiles en moins dans la nature, estiment des chercheurs dans une étude d’ampleur publiée jeudi par la revue Science.
Les oiseaux des campagnes sont les plus touchés, sans doute en raison de la réduction des prés et prairies et de l’extension des terres agricoles, ainsi que de l’utilisation de pesticides qui en tuant les insectes affectent toute la chaîne alimentaire. Mais les oiseaux des forêts et les généralistes sont aussi en déclin.
Les fenêtres des maisons, un réel danger
« On observe la même chose partout dans le monde, l’intensification de l’agriculture et les modifications du paysage font pression sur ces populations d’oiseaux », indique l’ornithologue Ken Rosenberg, coauteur principal de l’étude. « Désormais, on voit des champs de maïs ou d’autres cultures jusqu’à l’horizon, tout est propre et mécanisé, il n’y a plus de place pour les oiseaux, la faune et la nature. »
Les causes sont encore mal comprises. Mais les ornithologues évoquent aussi d’autres facteurs comme les chats en liberté ou les fenêtres des maisons contre lesquelles les oiseaux se fracassent. Une cause de mortalité loin d’être anodine : entre 365 millions et un milliard d’oiseaux seraient tués chaque année dans ces collisions.

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