Les écosystèmes naturels, thème de l’édition 2017 de l’agenda du HCEFLCD

Dr. Abdeladim LHAFI : Haut Commissaire aux Eaux et Forêts et à la Lutte Contre la Désertification

Le Haut-Commissariat aux Eaux et Forêts et à la Lutte Contre la Désertification (HCEFLCD) vient de publier une édition de son agenda 2017 dédiée au thème « les écosystèmes naturels du Maroc, marchons contre le changement climatique ! ».

Le choix de ce sujet a été motivé par les impacts biophysiques du changement climatique sur les écosystèmes naturels et leurs incidences sur le patrimoine forestier, sur sa stabilité, sa pérennité et ses capacités à fournir des biens et services à la société, a indiqué à cette occasion le Haut Commissaire aux Eaux et Forêts et à la Lutte Contre la Désertification, Abdeladim Lhafi.

Le HCEFLCD ambitionne ainsi que ce document, agrémenté d’images et d’une carte illustrant les risques naturels et les modifications environnementales liés au réchauffement climatique, puisse « constituer une contribution à l’effort de sensibilisation et à l’engagement collectif pour contribuer à la préservation des équilibres écosystémiques et la pérennité de la vie ».

En effet, des changements dans les précipitations, leur régime, leurs répartitions dans le temps et dans l’espace, et les températures influent sur les aires d’occupation des espèces et leurs limites en altitude ou en latitude, mais aussi la composition et la structure des peuplements forestiers.

Ce phénomène agit aussi en tant que facteur de changement des équilibres des écosystèmes forestiers, en le révélant, en l’accélérant, et en l’amplifiant vers de nouveaux équilibres jusqu’à l’extrême limite que permettra la capacité d’adaptation et de résilience de ces écosystèmes.

Au-delà de cette limite, la situation de rupture produira la dégradation irréversible de l’écosystème, et par conséquent l’intensification du phénomène de désertification, prévient le Haut-Commissariat qui, face à cette situation, a mis en œuvre des mesures proactives pour prévoir et infléchir la tendance des déséquilibres et pour anticiper et prendre en compte le changement climatique, et gérer les risques liés aux évènements extrêmes tels que les incendies ou la santé des forêts.

Ces principes sont devenus l’axe principal des plans de gestion et de développement des écosystèmes forestiers au Maroc.

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