
Pour sa 28ᵉ édition, Ecomondo confirme sa position de plateforme stratégique de l’économie verte européenne. Avec 166 000 m² d’exposition, 1 700 marques représentées et 350 acheteurs issus de 66 pays, le salon organisé par l’Italian Exhibition Group illustre la montée en puissance des filières de l’économie circulaire, de la gestion des ressources et des technologies environnementales.
Un écosystème en expansion, porté par l’internationalisation
À l’ouverture de l’événement, Maurizio Renzo Ermeti, président d’Italian Exhibition Group, a insisté sur la croissance structurelle du salon :
« Ecomondo ne peut plus être considérée comme une simple foire. C’est désormais un pôle industriel de référence pour l’économie circulaire, dont l’évolution témoigne d’un intérêt international croissant pour ce secteur. »
L’édition 2025 enregistre une présence renforcée de délégations africaines, méditerranéennes et latino-américaines, signe d’un repositionnement global des marchés de la transition écologique. Le salon se consolide comme hub de coopération technologique et commerciale entre l’Europe et le Sud global.

Technologies vertes, économie bleue et gestion des ressources : les axes majeurs
Selon Alessandra Astolfi, directrice des salons internationaux de la division Green & Technology d’Italian Exhibition Group, la dynamique internationale se traduit également par un élargissement des thématiques abordées :
« Les conférences couvrent toute l’étendue de la transition environnementale : recyclage, eau, monitoring, observation, économie circulaire et croissance verte en Afrique. »
Les sessions dédiées à l’économie bleue et à la surveillance environnementale bénéficient d’un intérêt particulier face à l’accélération des impacts climatiques dans la zone méditerranéenne.

Méditerranée : un laboratoire sous tension
La Méditerranée, considérée comme un hotspot du changement climatique, est au centre de plusieurs panels scientifiques. Le coordinateur du comité scientifique d’Ecomondo, Fabio Fava, rappelle les caractéristiques uniques du bassin :
« La Méditerranée représente seulement 1 % des surfaces marines mondiales mais génère 20 % de la valeur de l’économie bleue. Elle subit une pression croissante, notamment liée à la pollution plastique. »
Les échanges avec les pays de la rive sud – en particulier le Maroc, la Tunisie et l’Égypte – visent à identifier des solutions pour réduire les pollutions, restaurer les écosystèmes marins et anticiper les conséquences d’une augmentation rapide des températures.



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