
La Banque Africaine de Développement (BAD) vient d’approuver un prêt de 65 millions d’euros au Sénégal pour financer le « projet de renforcement de l’alimentation en eau pour multi-usages sur l’axe Louga – Thiès – Dakar, à partir de la station Keur Momar Sarr ».
Le projet, explique la BAD dans une note publiée sur son portail officiel, est une contribution de la Banque au projet global de ‘’construction d’une 3ème station de traitement à Keur Momar Sarr’’, d’un coût global de 423,84 millions d’euros, notant que cette intervention est cofinancée avec la Banque islamique de développement (BID), la Banque européenne d’investissement (BEI), l’Agence française de développement (AFD) et la Banque mondiale (BM).
Le projet s’inscrit dans les objectifs du gouvernement sénégalais, contenus dans le Plan Sénégal Emergent (PSE) et permettra d’améliorer les conditions de vie des populations de la zone, lit-on dans le document, qui indique que ce financement devra permettre un meilleur accès à l’eau potable, des populations et le renforcement des activités industrielles de la zone.
Le projet renforcera aussi le développement des activités d’appui à la production et à la commercialisation des produits agricoles, poursuit la BAD, faisant savoir que ce sont quelque 20.000 producteurs et productrices de la zone (agriculteurs, maraîchers, commerçantes de fruits et légumes) dont 48 pc de femmes qui devront voir leurs activités développées et leurs revenus améliorés.
‘’Les bénéficiaires directs du projet sont estimés à 3 millions de personnes, dont 51 pc de femmes, et vivent dans les zones rurales environnantes du Lac de Guiers, dans les localités situées le long de la conduite de transport d’eau de l’usine de traitement, dans les zones de l’Aéroport International Blaise Diagne (AIBD) de Dakar et du pôle urbain de Diamniadio, précise la BAD.
Plus de 30 000 emplois permanents paysans seront sécurisés en milieu rural, grâce à l’aménagement des sources d’eau, jadis utilisées comme eau de boisson (mares, puits, forages, etc.) permettant la disponibilité de l’eau en toutes saisons pour l’agriculture et le maraîchage, conclut la même source.

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