
« Nous n’allons pas du tout dans la bonne direction » pour freiner le changement climatique qui « va plus vite que nous », a mis en garde aujourd’hui le secrétaire général de l’ONU à l’ouverture d’un sommet climat en Pologne. « Même si nous sommes les témoins d’impacts climatiques dévastateurs provoquant le chaos à travers le monde, nous ne faisons toujours pas assez, nous n’allons pas assez vite », a lancé Antonio Guterres au 2e jour de la 24e Conférence de l’ONU sur le climat (COP24) à Katowice.
Au deuxième jour de la Conférence de l’ONU sur le climat à Katowice, en Pologne, l’urgence de l’action contre le réchauffement climatique a de nouveau été martelée par l’ONU et les représentants des pays les plus vulnérables de la planète.
Pour « beaucoup de gens, de régions et même de pays, c’est déjà une question de vie ou de mort », alors « il est difficile de comprendre pourquoi nous, collectivement, avançons toujours si lentement, et même dans la mauvaise direction », a ajouté le chef de l’ONU.
Le récent rapport des scientifiques du Giec a souligné qu’il faudrait, pour rester sous le seuil de +1,5°C d’augmentation de la température planétaire, réduire les émissions de CO2 de près de 50 % d’ici à 2030 par rapport à 2010.
Alors que les pays les plus pauvres vont profiter de ce sommet pour réclamer plus d’engagements des nations du Nord, Antonio Guterres a également souligné « la responsabilité collective d’aider les communautés et les pays les plus vulnérables, comme les Etats insulaires et les pays les moins avancés, en soutenant les politiques d’adaptation et de résistance » aux impacts du dérèglement climatique.

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