
Plus proche de nous le Yémen subit une guerre qui dure. La sécheresse a entraîné ici aussi une famine aggravant les conditions de guerre. Conclusion immédiate, le choléra frappe 500 000 personnes, avec des milliers de morts… Il y a donc urgence à traiter cette maladie qui risque de provoquer une catastrophe humanitaire effroyable dans ce pays de 27,5 millions d’habitants. L’Unicef et l’OMS ont accru leur présence avec le soutien financier de la Banque Mondiale visant notamment à améliorer les approvisionnements en eau. Dorénavant la Banque n’ intervient qu’avec la coopération des organisations humanitaires internationales.
Maintenant il y a un fait que personne ne peut nier, la menace du changement climatique frappe notamment les pays les plus pauvres, les terres africaines. Il suffit de voir la fréquence des catastrophes humanitaires qui augmente de plus en plus dans cette partie de la planète. La Banque mondiale a estimé que si nous ne parvenons pas à infléchir les tendances climatiques, l’extrême pauvreté frappera 100 millions de personnes supplémentaires en 2030 avec tout ce qui s’en suit.
Voilà pourquoi Il est urgent d’agir immédiatement et fortement en aidant les pays en développement à fortifier leurs infrastructures pour être capable de faire triompher l’ agriculture en terre d’Afrique. Une parade bienvenue contre la famine et l ’embrigadement des conflits armées.
Lors du récent Sommet Mondial » Climate Chance » organisé à Agadir l’engagement fort du Maroc et de sa société civile, a été salué, notamment par la secrétaire exécutive de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC), Patricia Espinosa qui a cité le royaume comme « un modèle de la renaissance de l’Afrique ».
» Le continent africain est, dit Ronan Dantec président de l ‘Association Climate Chance, au cœur des enjeux du changement climatique. Il est tout d’abord l’un des plus durement frappés par les dérèglements en cours, avec des urgences sur l’adaptation et son financement mais aussi celui qui demain, suivant ses propres choix de développement, notamment urbains, contribuera à l’explosion des émissions ou au contraire à leur stabilisation. »
Comme à la COP22 à Marrakech, Agadir a conféré une réponse prioritaire à ce nouveau défi de l’Afrique et à ses différents acteurs non-étatiques. Le fait marquant de ce deuxième sommet est en effet la déclaration signée par les élus locaux du continent.
Les élus locaux et régionaux d’Afrique viennent de s’engager à lutter contre les dérèglements climatiques. Et de préparer des demandes éligibles à la finance climat, en l’occurrence au Fonds vert pour le climat. En précisant qu’un premier bilan de cette mobilisation collective sera fait lors du Sommet Africités prévu à Brazzaville en décembre 2018.
De son coté, Ronan Dantec, Président de l’Association Climate Chance, a déclaré que « L’ambiance à Agadir et l’enthousiasme qui a marqué cette journée sont une réponse aux pessimistes du climat. La mobilisation de la société civile marocaine est considérable. Notant la présence de nombreux élus africains, nous sommes heureux de contribuer à renforcer l’action commune entre les élus et les acteurs non-étatiques ».
Le Fonds vert pour le climat a été conçu, à l’origine, comme un instrument destiné à financer des institutions dans les pays en développement, réputés être les plus vulnérables, afin de les aider à mettre en place des projets locaux pour combattre les effets du changement climatique. Le génie de toute cette formidable mobilisation sera finalement de faire revivre ce fond vert !
Par: Nasrallah Belkhayate

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