
Le Parlement chinois a adopté dimanche une loi instaurant pour la première fois, à partir de 2018, une taxe spécifique sur la pollution industrielle.
Les usines verseront 1,2 yuan (0,16 euro) par unité de pollution atmosphérique, 1,4 yuan par unité de pollution de l’eau, 5 yuans par tonne de charbon gaspillé et 1.000 yuans par tonne de « déchet dangereux ».
Jusqu’à présent, la Chine ne disposait pas d’une taxe spécifiquement destinée à protéger l’environnement mais d’un éventail de charges diverses qui, de l’avis de nombreux experts, sont insuffisantes pour sanctionner les pollueurs.
La pollution sonore sera également taxée en fonction du nombre de décibels dépassant les limites fixées par les autorités.
Selon les derniers chiffres de l’OCDE publiés en 2014, le coût économique annuel des décès causés par la pollution de l’air ambiant était de 1.400 milliards de dollars en 2010. Il a augmenté de 90% en Chine entre 2005 et 2010 – contre une hausse de 10% pour les pays de l’OCDE sur la même période.
Toujours selon l’OCDE, le nombre de décès dû à la pollution atmosphérique a augmenté de 5% en Chine entre 2005 et 2010, pour s’établir à 1,3 millions de décès. En utilisant le modèle de l’OMS pour convertir les niveaux de pollution en taux de mortalité, une étude publiée en février 2016 par l’université californienne de Berkeley estimait à 1,6 millions de décès par an – soit 4.000 morts par jour attribués à la pollution de l’air ambiant en Chine.

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