
Par Mathilde Piqué
Le satellite miniature baptisé « Inspire-SAT 7 » est enfin prêt à s’envoler vers l’espace. Le résultat de 2 années de recherche menées par le laboratoire de recherche spatiale de l’université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ). Le lancement de cet engin de 3 kg est prévu dans les prochains jours, au sein d’une mission de la société SpaceX, au départ de la base de Vandenberg en Californie. Initialement prévu en janvier, il a été décalé à plusieurs reprises, en raison du retard d’autres programmes et de conditions météorologiques défavorables.
Objectif : multiplier les mesures pour affiner notre connaissance du changement climatique. Concrètement, des capteurs infrarouges et ultraviolets mesureront les rayons absorbés et émis par l’atmosphère terrestre. « Ces phénomènes dépendent d’événements naturels comme la couverture nuageuse ou les éruptions volcaniques, mais aussi des émissions de gaz à effet de serre. Nous pourrons donc voir des effets induits du changement climatique », explique Philippe Keckhut, vice-président de l’UVSQ chargé de l’innovation.
Mesures plus fréquentes
Ces relevés atmosphériques compléteront les données d’un premier nano-satellite de l’UVSQ, lancé il y a 2 ans pour réaliser les mêmes mesures. Situé sur une orbite différente, le nouvel Inspire SAT-7 permettra de multiplier les points d’observation, sur une zone plus vaste. « Cela affinera nos observations, notamment sur des processus dynamiques où le nombre de passages permet de mesurer une évolution », met en avant Mustapha Meftah, responsable du programme.
Autre application concrète potentielle : un système de communication sans fil dans l’espace, appelé « Li-Fi », sera testé. « Nous allons utiliser une gamme de signaux et allons étudier la façon dont ils se réfléchissent dans les couches les plus hautes de l’atmosphère. A terme, cela pourrait permettre de communiquer à très longue distance, d’une ligne de l’horizon à l’autre », avance Philippe Keckhut.
A terme, le lancement d’engins de ce type est amené à se multiplier. « Pour permettre des mesures encore plus précises, il faudrait créer une constellation de satellites », ambitionne Mustapha Meftah. Concrètement, il s’agirait d’un ensemble allant d’une dizaine à une centaine de nano-satellites, dont les données seraient étudiées ensemble.
Source: Lesechos.fr

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