
La grogne est montée en 2016 en Afrique centrale, notamment au Gabon et au Cameroun, contre les méga-plantations d’huile de palme financées par des groupes agro-industriels asiatiques, américains ou européens, accusés de menacer les forêts du bassin du Congo après celles d’Indonésie et de Malaisie.
La polémique sur les plantations d’huile de palme vient de rebondir au Gabon, où la forêt recouvre 80% du territoire (267.667 km2). Deux ONG, Brainforest et Mighty, ont enquêté sur les activités d’un groupe agro-industriel de Singapour partenaire privilégié du gouvernement. Ce groupe indique avoir planté 58.000 hectares de palmiers au Gabon.
«Il y a quelques décennies encore, ces endroits étaient presque entièrement recouverts de forêts, un paradis pour les orangs-outans, les rhinocéros, les éléphants et les oiseaux exotiques.
Aujourd’hui, seuls 20 à 30% de la couverture forestière existe encore», soulignent-elles. De son côté, Greenpeace indique avoir mené des enquêtes en République démocratique du Congo, à Sao Tomé-et-Principe, au Cameroun et au Liberia, démontrant que les concessions incluaient des forêts primaires, mais aussi des forêts secondaires stockant d’importantes quantités de carbone.

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