
A ce jour, et d’après le suivi officiel qu’effectue la Convention-Cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), il a été ratifié par 22 parties dont 15 l’ont fait le jour même de la signature, et ce sur les 197 parties membres de la CCNUCC. Barbade, Belize, Corée du Nord, Fidji, Grenade, Guyane, Hongrie, îles Maldives, îles Marshall, île Maurice, Nauru, Norvège, Palaos, Samoa, Seychelles, Somalie, Saint-Christophe-et-Niévès, Sainte-Lucie, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, Palestine, Tuvalu et tout récemment le Pérou ont ainsi déposé leurs instruments de ratification auprès du Secrétariat des Nations Unies à New York.
Ces 22 pays, principalement des États insulaires, ne représentent que 1,08% des émissions de gaz à effet de serre sur la planète. Or, il faut au moins 55 États qui totalisent au moins 55% des émissions de gaz à effet de serre pour que l’Accord entre en vigueur.
Si la France et l’Ukraine ont également ratifié au niveau national l’Accord de Paris, leur ratification ne peut être enregistrée tant que les 26 autres États membres de l’Union européenne n’auront pas fait de même.
Néanmoins, l’optimisme est de rigueur. Plusieurs pays, dont deux des plus grands émetteurs de gaz à effet de serre à savoir la Chine et les Etats-Unis (près de 38% des émissions de GES à eux deux), ont déjà annoncé leur volonté de ratifier l’Accord d’ici fin 2016. Une étude réalisée début août par les îles Marshall, elles-mêmes fortement engagées dans la lutte contre le réchauffement climatique, confirme l’espoir d’une entrée en vigueur avant la fin de l’année. D’après cette étude, 58 pays représentant 54% des émissions de GES, ont promis de ratifier l’Accord de Paris d’ici la fin de cette année.
De son côté, le Royaume du Maroc, pays hôte de la COP22, se rapproche de la ratification puisque, le 26 juillet dernier, le projet de loi 42-16 portant approbation de l’Accord de Paris a été adopté par la première Chambre du Parlement.
Le mois de septembre pourrait bien être crucial. Soucieux d’encourager la ratification de l’Accord de Paris, le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-Moon a convié les parties ayant conclu l’Accord à participer à une réunion à New York le 21 septembre en marge de l’Assemblée générale de l’ONU.


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