
Les autorités indonésiennes ont renforcé la législation protégeant les tourbières, pour empêcher de convertir en plantations ces terres gorgées d’eau, afin de diminuer les incendies qui ravagent chaque année les forêts et les exploitations agricoles de ce pays d’Asie du Sud-Est.
Un moratoire sur de nouveaux permis de déboisement de forêts et de défrichement de tourbières est en vigueur depuis 2011, mais des ONG de défense de l’environnement accusent certaines administrations locales de l’ignorer.
»Le renforcement du moratoire est une contribution positive dans la lutte contre le changement climatique », ont souligné des défenseurs de l’environnement.
Un texte de loi révisé et promulgué lundi par le président indonésien, Joko Widodo, clarifie la législation en vigueur et précise que toutes les tourbières doivent être concernées, stipulant aussi que des sociétés doivent restaurer des zones qui ont été dégradées.
« Nous voulons éviter toute interprétation erronée de la réglementation existante qui donne l’impression que le défrichement de terrains est toujours autorisé », a déclaré, mardi, le porte-parole du ministère de l’Environnement, Djati Witjaksono Hadi, cité par des médias.
Le drainage de ces terres gorgées d’eau pour étendre les plantations, notamment de palmiers à huile, accentue les risques d’incendies, et provoque d’importants dégagements de gaz à effet de serre (GES), dans la mesure où les tourbières stockent de grandes quantités de carbone.
« Cette réglementation sera une contribution majeure à l’accord de Paris » sur la limitation du réchauffement climatique, a déclaré un responsable de l’ONG World Resources Institute (WRI).
Chaque année pendant la saison sèche, l’Indonésie est ravagée par des incendies de forêts et de terres agricoles provoqués notamment par la culture sur brûlis, une technique primitive utilisée comme moyen de défrichement et de fertilisation dans les zones tropicales.
L’an passé, les fumées toxiques provenant des gigantesques feux de forêt en Indonésie ont provoqué la mort prématurée de plus de 100.000 personnes en Asie du Sud-Est, selon une nouvelle étude réalisée par des chercheurs des universités Columbia et Harvard aux États-Unis.
Source : MAPecology

Laisser un commentaire