
Du Sénégal à Djibouti, 11 pays africains se sont unis autour de l’Initiative Grande Muraille Verte pour le Sahara et le Sahel et ont créé l’Agence panafricaine de la Grande Muraille Verte.
Au départ, ce programme ambitieux se résumait à planter des arbres sur une bande de 15km de large, traversant le continent d’Est en Ouest, pour lutter contre la progression du désert dans la région et ses impacts sur la vie des populations. On estime en effet que 83% des Sub-sahariens vivant dans le rural dépendent de la terre. Or 40% des surfaces sont aujourd’hui dégradées, du fait de l’érosion des sols, de l’activité humaine et des chaleurs accablantes.
C’est en 2005, lors d’une session de la Conférence des dirigeants et chefs de gouvernement africains de la Communauté des Etats sahélo-sahariens, qu’a été adopté le concept de Grande muraille verte. Depuis, l’Initiative s’est globalisée, devenant un ensemble d’actions locales multisectorielles, et se décline en plans quinquennaux. 5 portefeuilles ont été constitués : Gestion durable des terres et économie verte (GDTECOV) ; Changement climatique, développement socio-économique et gouvernance dans les terroirs (CCDSEDT) ; Recherche d’accompagnement et développement (RAD); Communication, marketing et plaidoyer (CMP) ; et Système d’information, observatoire, alerte précoce et réponse (SIOBAP). Au Sénégal, 40 000 hectares ont été reboisés.
L’Initiative est soutenue par l’Union africaine et de nombreuses autres organisations régionales et internationales telles que le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE), la Convention-cadre des nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculutre (FAO), la Banque mondiale, l’Union européenne, ou encore l’Union du Maghreb arabe.


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