
L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture et l’Agence nationale pour le développement de l’aquaculture ont co-organisé un atelier visant l’appréciation des réalisations sectorielles et l’appui à l’élaboration de la feuille de route à l’horizon 2030 pour le développement durable de l’aquaculture au Maroc, suite à la signature, en 2017, d’une convention dotée de 2 millions de DH pour finaliser l’étude d’évaluation du potentiel aquacole du Maroc, nous apprend le quotidien Marocain Le Matin.
Selon un communiqué de la FAO, la rencontre a débouché sur l’adoption de l’avant-projet de la loi relatif à l’aquaculture, la mise en œuvre de mesures d’appui à l’investissement, le développement d’infrastructures de soutien aux projets aquacoles et la promotion et la valorisation du produit aquacole national.
La FAO a également renouvelé son appui à la stratégie Halieutis et son soutien au développement de l’aquaculture. Le communiqué de la FAO rappelle qu’à travers le bilan-diagnostique des actions entreprises, le projet actuellement en cours entre la FAO et l’ANDA, permettra de consolider les acquis et d’élaborer une stratégie qui permettra à l’ANDA de développer et de promouvoir une aquaculture intégrée, durable, compétitive et respectueuse de l’environnement. Cependant, une étude de la Direction des études et des prévisions financières (DEPF) parue en janvier a dressé la liste des principales entraves qui contrarient le développement du secteur de l’aquaculture qui a un potentiel de production annuelle de 380.000 tonnes contre une production actuelle d’à peine 500 tonnes pour 21 millions DH. Deux espèces constituent la quasi-totalité de la production aquacole marine marocaine.
Il s’agit des huîtres (avec une part moyenne de 72%), produites dans la Baie de Dakhla et la lagune de Oualidia et du Loup-Bar (26%) produit dans la baie de M’diq. «Risques liés aux aléas climatiques, régime fiscal inadapté, absence d’écloseries de poissons, problèmes de financement» figurent en bonne place dans la liste de la DPEF. Selon cette dernière, un soutien particulier en termes de couverture contre les risques serait salvateur, l’assurance au Maroc coûtant jusqu’à 30% plus cher qu’à l’étranger.
Avec Le Matin

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