Energies Renouvelables : «L’or vert du Maroc» exposé au Parlement européen

Une exposition mettant en perspective le modèle marocain en matière d’énergies renouvelables a été inaugurée, mercredi soir, au Parlement européen à Bruxelles en présence d’un parterre d’eurodéputés, de diplomates, d’hommes politiques et des médias.

A travers une dizaine de panneaux et de visuels, l’Agence marocaine des énergies renouvelables (Masen), expose pendant une semaine les multiples chantiers lancés par le Royaume dans les domaines des énergies solaire, éolienne et hydraulique.

Agencés autour de la thématique «l’or vert du Maroc», les panneaux et visuels donnent la réelle mesure de l’engagement du Maroc en faveur des énergies propres et de son leadership continental et mondial en matière de transition énergétique.

De l’imposante centrale solaire Noor à Ouarzazate, aux nombreux parcs éoliens, dont celui de Tarfaya, le plus grand en Afrique, passant par les gigantesques barrages dans tout le pays, l’exposition donne un panorama des méga-chantiers lancés à travers le Royaume.

L’exposition, organisée en pleins préparatifs du Maroc pour la 22e Conférence internationale sur le climat (COP 22), qui aura lieu du 7 au 18 novembre à Marrakech, montre comment le Maroc, qui s’est fixé pour objectif d’atteindre la production de 52pc de sa capacité électrique grâce à des énergies renouvelables d’ici à 2030, est bien passé du stade des engagements à celui de la concrétisation.

«Le Royaume a opté pour une stratégie volontariste en matière d’énergies renouvelables visant à sécuriser l’approvisionnement en énergie et en optimiser l’accès, tout en s’appuyant sur des énergies renouvelables diversifiées», a souligné, à cette occasion, Omar Amghar, premier conseiller de la mission du Maroc auprès de l’Union européenne.

À travers cette politique, le Maroc ambitionne de réussir le pari de l’efficacité énergétique et de renforcer l’intégration régionale par l’ouverture aux marchés euro-méditerranéens de l’énergie et l’harmonisation des législations et des réglementations énergétiques, a-t-il ajouté, relevant que le Maroc a mis en œuvre un pacte national pour un développement durable et a hissé l’efficacité énergétique au rang de priorité nationale dans tous les secteurs économiques et sociaux.

Pour l’eurodéputé Victor Bostinaru, qui a coparrainé cette exposition avec le parlementaire européen Gilles Pargnaux, cette exposition montre à quel point le Maroc a réussi à s’imposer en leader africain et mondial dans le domaine des énergies renouvelables.

«Grâce à des projets comme la centrale solaire Noor, le Maroc donne un bel exemple de l’investissement dans l’avenir et montre la voie à suivre pour mettre en application l’accord de Paris sur le Climat», a souligné l’eurodéputé roumain.

Le Royaume, connu par la richesse de son histoire, contribue désormais au rayonnement et au développement de toute la région, a-t-il dit, appelant l’Union européenne à appuyer les efforts consentis par le Maroc dans ce domaine à fort potentiel.

Au-delà des projets lancés à travers le Royaume, Masen a fait valoir, à cette occasion, toute son expertise, en ce sens qu’elle est aujourd’hui présente sur l’ensemble de la chaîne de valeur, allant de l’évaluation des ressources au développement de projets, en passant par les activités de renforcement de compétences, de recherche et développement et de Conseil.

De son côté, le député européen Gilles Pargneaux a souligné que cette exposition montre l’engagement du Maroc en faveur des énergies de l’avenir et ouvre la voie d’un partenariat consolidé et prometteur dans ce domaine avec l’Union européenne.

Gilles Pargneaux a également affirmé que le Royaume, qui accueille dans quelques jours la COP22, a su donner l’exemple en tant que pays modèle en matière de projets respectueux de l’environnement et en tant que pays engagé dans l’effort mondial de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Lors de cette exposition, dont l’inauguration a été marquée par la présence également de nombreux représentants de missions accréditées auprès de l’UE, de diplomates et d’eurodéputés, Masen a mis aussi l’accent sur la dimension sociale accompagnant le développement des projets d’énergies renouvelables au Maroc. Il s’agit, entre autres, du désenclavement physique des douars et des zones montagneuses, mais aussi du désenclavement socioculturel volontariste.

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