
Encore un triste record pour le climat. Ce lundi, l’Organisation météorologique mondiale (OMM) a annoncé que les concentrations de dioxyde de carbone dans l’atmosphère, responsables du réchauffement climatique, ont atteint un niveau record en 2016. Un taux inquiétant, selon l’organisation, qui met en garde contre « une hausse dangereuse de la température ».
« La dernière fois que la Terre a connu une teneur en CO2 comparable, c’était il y a 3 à 5 millions d’années. La température était alors de 2 à 3°C plus élevée et le niveau de la mer était supérieur de 10 à 20 mètres par rapport au niveau actuel », en raison de la fonte des nappes glaciaires, a rappelé l’agence onusienne dans son bulletin annuel sur les gaz à effet de serre.
Une hausse « dangereuse » de la température
« Le temps presse », a déclaré Erik Solheim, chef de l’agence ONU Environnement. « Les chiffres ne mentent pas. Nos émissions continuent d’être trop élevées et il faut renverser la tendance (…) Nous disposons déjà de nombreuses solutions pour faire face à ce défi. Il ne manque que la volonté politique », a déclaré le responsable.
« Alors qu’elle était de 400 parties par million (ppm) en 2015, la teneur de l’atmosphère en dioxyde de carbone (…) a atteint 403,3 ppm en 2016 » et « représente désormais 145% de ce qu’elle était à l’époque pré-industrielle (avant 1750) », précise le rapport.
Phénomènes climatiques et activité humaine
D’après l’OMM, deux éléments sont responsables de cette montée de flèche de CO2. D’abord, « un puissant épisode El Niño », qui apparaît tous les 4 ou 5 ans et se traduit par une hausse de la température de l’océan Pacifique, ce qui provoque des sécheresses et de fortes précipitations. Ensuite, le développement des activités humaines depuis l’ère industrielle. Croissance démographique, agriculture de plus en plus intensive, déforestation, industrialisation et exploitation des combustibles fossiles à des fins énergétiques ont favorisé l’augmentation de la teneur atmosphérique en gaz à effet de serre.

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