Climat : L’UE peine à réformer le marché du carbone

Miguel Arias Cañete, commissaire européen chargé de l'Action pour le climat

Les ministres de l’Environnement des pays de l’UE ne sont pas parvenus, lundi à Bruxelles, à une position commune pour la réforme du marché européen d’échange de quotas d’émissions de CO2, en raison d’un «manque de volonté politique», selon la présidence slovaque de l’Union. 

 Les 28 s’accordent pourtant sur le fait que le marché du carbone européen est le principal outil pour atteindre les objectifs de réduction d’émissions de gaz à effet de serre, fixés dans le cadre de l’accord de Paris sur le climat. La présidence slovaque du Conseil de l’UE espérait donc pouvoir rassembler les pays membres sur une position commune avant la fin de son mandat, fin décembre, mais la responsabilité en revient désormais à Malte, qui assumera la présidence semestrielle à compter de janvier.

La Pologne s’est une nouvelle fois démarqué avec des positions très opposées aux texte, soulignant que le caractère juridique même de la réforme (une révision de directive) était à revoir. « J’ai l’impression que l’on a pas bien compris l’esprit de l’accord de Paris » a insisté le représentant du ministre polonais, estimant que chaque Etat devait désormais organiser à sa façon la lutte contre le changement climatique, et que la Pologne notamment devait pouvoir s’organiser à sa guise, avec ses propres lois.

Les Etats-membres semblent en effet s’accorder sur le fait qu’il faudrait éviter de mettre en place un système de « facteur de correction  sectorielle », un mécanisme qui permet de répartir des allocations gratuites de quotas aux 10 % des industriels les plus performants sur le plan des émissions de CO2.

 

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