
La commission environnement du Parlement européen a appelé les États membres à ratifier l’accord de Paris avant la COP 22 et invité l’UE à mettre à jour ses engagements en matière de réduction d’émissions de CO2.
Dans une recommandation adoptée à ce sujet, les députés européens appellent le Conseil de l’UE et les États membres à mener à bien le processus de ratification de l’accord de Paris au niveau national et européen avant la conférence de Marrakech, ce qui lui permettrait d’entrer en vigueur.
L’accord de Paris entrera en vigueur trente jours après qu’au moins 55 parties à la Convention responsables d’au moins 55% des émissions de gaz à effet de serre aient déposé leurs instruments de ratification. Au 7 septembre, 27 pays l’ont fait, représentant un total de 39,08% des émissions de gaz à effet de serre.
La commission environnement a également adopté une résolution sur la COP 22 qui sera soumise au vote de la plénière en octobre prochain.
Dans cette résolution, les députés européens insistent que le Parlement européen devra faire partie de la délégation de l’Union européenne à la COP 22, étant donné qu’il devra également donner son approbation pour tout accord international à ce sujet. Les députés regrettent que l’addition des contributions nationales déposées à ce jour soit encore loin de permettre une limitation du réchauffement de la planète à deux degrés, estimant urgent que toutes les parties revoient leurs objectifs à la hausse. Ils ont également appelé l’UE à s’engager en faveur d’objectifs plus ambitieux à l’horizon 2030.
La résolution souligne que le Parlement européen est convaincu que les négociations devraient progresser sur les éléments clés de l’accord de Paris, notamment un cadre de transparence renforcé, les détails du bilan mondial, de nouvelles recommandations en matière de CDN, une compréhension de la différenciation, des pertes et des dommages, le financement de la lutte contre le changement climatique et le renforcement des capacités, ainsi qu’un mécanisme destiné à faciliter la mise en œuvre et à promouvoir la conformité.
Elle souligne la nécessité d’entamer des discussions sur la forme que prendra le « dialogue de facilitation » de 2018, qui sera une occasion essentielle pour combler l’écart persistant en matière d’atténuation dans le contexte des CPDN actuels et demande à la Commission européenne et aux États membres de présenter, avant le « dialogue de facilitation », des programmes nationaux ambitieux en matière d’énergie et de climat sur la réalisation de leurs engagements au titre de l’accord de Paris.
La résolution demande, par ailleurs, que soient prises au sérieux la question des réfugiés climatiques et l’étendue de celle-ci, qui sont la conséquence des catastrophes climatiques provoquées par le réchauffement de la planète.
Elle rappelle qu’entre 2008 et 2013, 166 millions de personnes ont été contraintes de quitter leur foyer à la suite d’inondations, de tempêtes, de tremblements de terre ou d’autres catastrophes et attire notamment l’attention sur le fait que les événements d’origine climatique qui surviennent dans certaines régions d’Afrique et au Proche-Orient pourraient contribuer à aggraver la crise des réfugiés en Méditerranée.

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