
Des fermes d’éoliennes de l’Iowa aux réseaux ferrés de Delhi, les discussions tenues à l’occasion de la Journée BINGO ont souligné les succès commerciaux et mis en lumière les priorités pour accroitre les investissements futurs.
La journée a commencé avec une allocation d’ouverture du président de la COP22, M. Salaheddine Mezouar, sur l’importance des partenariats et la technologie : «Nous devons transformer la technologie en projets concrets. Nous avons besoin de plus d’engagement des entreprises pour cette transformation».
Mme Miriem Bensalah-Chaqroun, présidente de la Confédération Générale des Entreprises du Maroc (CGEM) a noté les initiatives des entreprises marocaines en faveur de l’action climatique. Rappelant que si le changement climatique représente un véritable défi, elle a noté qu’il apporte également des débouchés à la communauté économique marocaine à travers les entreprises vertes. « Nous devons combler le fossé technologique. Le changement climatique ne connait pas de frontières ».
L’un des exemples du leadership marocain dans le domaine des énergies renouvelables est la station solaire Noor, la plus grande d’Afrique, qui a été mise en route en février 2016. Noor 1, le premier ensemble de la station se situe à Ouarzazate et produit 160 mégawatts sur les 580 MW de la capacité finale du projet. Le gouvernement marocain vise à générer 42 % de son énergie par le renouvelable, et jusqu’à 52 % d’ici à 2030.
La discussion « Réalités des nouvelles énergies», organisée par la Chambre internationale de commerce et le Conseil mondial de l’énergie, a mis en exergue les changements apportés par l’intérêt rapide et grandissant pour les investissements dans les énergies propres – et la rentabilité que cela a apporté à de nombreuses entreprises. « Il est beaucoup plus facile désormais pour les banques de mobiliser des capitaux pour les investissements verts à cause de la tendance sur la baisse du carbone », a affirmé M. Abyd Karmali, directeur général pour la finance climat de Bank of America Merrill Lynch. « Il y a eu un transfert flagrant vers les renouvelables. » C’est un défi d’avenir : 50 à 70 % des investissements dans les énergies renouvelables concernent les marchés émergents.
Pour que les investissements croissent dans l’économie à bas carbone, les entreprises et les investisseurs nécessitent des déclarations sur la finance climat claires et consistantes, a affirmé M. Michael Wilkins, directeur général Infrastructure Finance Ratings chez S&P. Les recommandations du groupe de travail sur ces questions sont attendues pour le deuxième trimestre de 2017.
Le groupe de travail du FSB sur les informations financières liées au climat (TCFD) élaborera des informations sur les risques financiers liés au climat, volontaires et cohérentes, que les entreprises pourront utiliser pour fournir de l’information aux investisseurs, aux sociétés de crédit, aux assurances et aux autres parties prenantes. Le groupe de travail examinera les risques physiques, de responsabilité et de transition associés au changement climatique et ce qui constitue une divulgation financière efficace dans l’ensemble des industries. Les éléments de base des recommandations incluront la gouvernance, la stratégie, la gestion des risques et les indicateurs et les cibles.
Pendant la séance de planification organisée par le Conseil des entreprises pour l’énergie durable, l’Edison Electric Institute et le US Green Building Council, Cathy Woollums, vice-présidente des services environnementaux et conseillère principale de Berkshire Hathaway Energy, a souligné l’une des réussites de son entreprise : L’industrie éolienne florissante dans l’Iowa. D’ici 2019, la compagnie s’attend à ce que le parc éolien serve 85% de sa charge de clients – tout en fournissant des paiements d’utilisation de terre aux fermiers.
Abdhesh Singh, directeur exécutif des installations électriques de la Delhi Metro Rail Corporation a quant à lui expliqué comment des économies d’énergie innovantes ont été intégrées à l’ensemble du système ferroviaire, y compris le refroidissement des trains. « La proposition d’énergie propre n’a jamais été plus solide », a déclaré Dawn Martin, chef de l’exploitation de Ceres.

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