
Agadir a accueilli depuis lundi et jusqu’à hier mercredi 13 septembre la deuxième édition du Sommet Climate Chance 2017. Plus de 5000 participants provenant de plus de 80 pays étaient réunis à la capital du Souss pour aborder la question climatique, et les moyens nécessaires pour la mise en place des différents accords.
Selon l’équipe organisatrice, ce sommet international aura été un « franc succès », réaffirmant la mobilisation et les ambitions de la communauté internationale pour la lutte contre les changements climatiques, malgré l’annonce du retrait des États-Unis de l’Accord de Paris. A noter que malgré la décision de Donald Trump, les acteurs non-étatiques américains ont réitéré, leur mobilisation pour la lutte contre les changements climatiques.
La Secrétaire exécutive de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC), Patricia Espinosa, a cité le Royaume comme « un modèle de la renaissance de l’Afrique » en matière d’adaptation et de transition vers l’économie verte, et en termes de forte implication pour soutenir et intensifier l’élan de l’action climatique.
Par ailleurs, parmi les décisions les plus importantes actées, les élus locaux et régionaux d’Afrique qui se sont engagés, mardi à Agadir, à intensifier leur action contre le dérèglement climatique à travers notamment des politiques favorables à l’environnement et des mesures d’adaptation.
« Nous réaffirmons notre engagement à lutter contre le dérèglement climatique en anticipant l’évolution de nos propres territoires, en particulier les zones urbaines, afin d’éviter demain une croissance significative de nos émissions de gaz à effet de serre et de prendre dès aujourd’hui les mesures d’adaptation nécessaires », lit-on dans ce document qui rappelle l’engagement de l’Accord de Paris à limiter le réchauffement de la planète en-dessous des 2°C, ainsi que l’Appel à l’Action lancé lors de la COP22 de Marrakech pour la mise en œuvre dudit accord, en particulier à travers des contributions déterminées au niveau national (NDCs) et des plans nationaux d’adaptation.
Tout en constatant que la feuille de route adoptée à Marrakech par le Sommet des élus locaux et régionaux a défini un cadre d’action mondial vers la localisation de la finance climat, les signataires soulignent l’importance de reconnaître la spécificité des défis du dérèglement climatique en Afrique, qui justifie, au niveau territorial, de donner la priorité à l’accès à l’énergie, à l’aménagement du territoire et à la planification urbaine, et à des actions d’adaptation.


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